Le centre d’orientation et distraction 19-Mai-1956 de Sidi Bel Abbès a abrité une première rencontre nationale des enfants de moudjahidine, organisée par le bureau de wilaya de l’Organisation des enfants de moudjahidine (Onem). La rencontre, à laquelle ont pris part des membres du bureau national, Boussatta El Aid, Rouibi Djamii et Guettaf Hachemi en l’occurrence, et des représentants des Onem de 17 wilayas, avait pour objectif de sensibiliser sur la nécessité d’aller voter le jour du scrutin et choisir son candidat et barrer la route à tous ceux qui veulent déstabiliser le pays. L’élection doit se dérouler dans la transparence et en toute démocratie, dira le membre du bureau national chargé de la gestion des affaires de l’Organisation des enfants des moudjahidine, Abdellaloui Tarek. Le peuple est conscient et ne peut que choisir l’homme qu’il estime capable de gérer le pays, souligne-t-il, ajoutant que les manifestations pacifiques organisées à travers le territoire national en font foi. Il n’a pas omit de rendre grâce aux services de sécurité, qui, estime-t-il, ont agi avec professionnalisme et réussi à apaiser la colère dans la rue. «Il n’y aura pas de dérapages», rassure avec optimisme l’interlocuteur, qui reconnaît que la manifestation pacifique est un droit légal que nul ne peut interdire. Le membre du bureau national Boussatta El Aïd, chargé des affaires sociales, a évoqué le passé douloureux de l’Algérie durant le colonialisme, et dira que nous avions tout le temps donné des leçons dans la sagesse et la démocratie, ajoutant, à l’adresse de ceux qui croyaient que l’Algérie allait connaitre le même sort que la Syrie que les manifestants n’étaient pas contre la personne du président Bouteflika mais contre la provocation des pouvoirs publics. «Nous sommes un peuple libre qui n’accepte pas d’être représenté par n’importe qui», dira-t-il. «Nous sommes des nationalistes et nous n’allons pas renier notre identité algérienne. S’il y avait des candidats parmi les moudjahidine nous les aurions choisis mais aucun n’est candidat». Evoquant la situation au sein de l’Organisation des enfants de moudjahidine, il réitère son refus de laisser son organisation vivre le pourrissement et refuse d’être représenté par un secrétaire général qui a voulu diviser les rangs et a mal géré l’organisation. L’intervenant dira s’être retiré avec ses collègues de l’actuelle direction, dont le mandat a expiré, et s’être exprimé le jour de la tenue du congrès national, qu’il considère illégitime. Le conseil national ne s’est tenu qu’une seule fois en 5 années et avait renouvelé le bureau de façon illégale, a rapporté l’intervenant, qui déclare avoir déposé une requête auprès du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales et attend sa réaction. Les enfants des moudjahidine ont soulevé les nombreux problèmes auxquels ils font face, exigeant d’être considérés effectivement comme membres de la famille révolutionnaire et de bénéficier des mesures et des avantages auxquels ouvrent droit les enfants de chouhada. Ils réclament leur droit au logement, à l’emploi, à une vie décente et dénoncent leur marginalisation et discrimination.
Les organisateurs ont exprimé leur soutien à un 5e mandat du président de la République, Abdelaziz Bouteflika.