La crise du FLN ne s’éteindra que par un changement radical de sa base politique
et un mouvement de redressement qui le remettra sur le devant de la scène politique, ont soutenu des militants.

Hier, la composante politique du Front de libération nationale s’est réunie pour préparer le renouvellement du mouhafadh, des coordinateurs des kasma et des 5 élus FLN au sein de chaque APC de la wilaya pour installer une nouvelle direction pour la gestion de ses affaires. La restructuration interviendra en préparation du 11e congrès. Les élections pour la reconduction des actuels dirigeants ou le choix d’autres se tiendront incessamment, a-t-on indiqué. Selon le député Djahed Mohamed, les conflits, qui surgissent au niveau de la base politique et aussi du bureau local de Sidi Bel Abbès, résultent des pouvoirs des clans et sans le rajeunissement de ses structures, le changement n’aura pas lieu. Dans la wilaya de Sidi Bel Abbès, le FLN est totalement absent, les militants ne servent jamais les citoyens ni ne défendent leurs intérêts et aucune activité ni réunion pour débattre de la situation de la wilaya. « Les membres du bureau FLN ne militent jamais gracieusement et de façon bénévole, ils marchandent toujours pour leurs fins personnelles», réitère-t-il. Le pouvoir de l’argent a pris le pas sur le militantisme et il est temps d’ablater cette gangrène pour garantir la stabilité politique et sociale et ramener la sérénité dans les rangs du parti, assure-t-il. La présence d’anciens et actuels militants au 11e congrès, qui se tiendra incessamment, mettra en échec la construction démocratique de l’Algérie nouvelle. « Il faut laisser la place aux jeunes compétences nationales et aux vrais patriotes, qui ont un réel amour pour l’Algérie ».
Le mouhafadh de la wilaya de Sidi Bel Abbès, qui avait assisté à la récente réunion du parti, pour la préparation du 11e congrès, estime que le changement radical de qualité surviendra au sein de la base politique pour pouvoir partir vers l’avant. D’autres sources du FLN ambitionnent d’écarter les dirigeants du parti, résidus de la bande, et continuer leur lutte par tous les moyens pour que la composante politique récupère sa position d’antan et le parti jouisse de sa souveraineté. L’ancien parti politique, qui a été secoué par une crise, va connaître un vrai remaniement et un changement radical pour redresser sa base et aussi se remettre sur les rails.
Le FLN est confronté à une contestation inédite et ciblée par les manifestants du Hirak, qui ont désigné ses militants et dirigeants comme des corrompus et surnommé le parti de la « chkara », il ne retrouvera sa prédominance que lorsqu’il y aura une réforme au sein du parti, insiste-t-on.