A la veille du Ramadhan, les prix des viandes et des légumes ont augmenté et embarrassé les citoyens qui croyaient à une maîtrise des tarifs par la Direction du commerce.

Cette année, les points de vente de l’unité Oravio de Sidi Bel Abbès ont étonné les clients par la cherté de leurs viandes. En effet, ils ont affiché le kilogramme du poulet congelé à 270 DA et les escalopes de poulet congelées à 550 DA, les ailes congelées à 200 DA, alors que sur le marché, le poulet coûte entre 220 et 230 DA, et dans certaines boucheries, il est écoulé à 250 DA le kilogramme, les escalopes de poulet frais sont à 460 DA, les ailes 180 DA, tandis que la viande de dinde est à 450 DA. La montée des prix au niveau du marché Oravio qui, durant les années passées écoulait sa viande à des prix à la portée des petites bourses, est jugée exorbitante et laisse poser plusieurs questions auxquelles le président du Conseil interprofessionnel de la filière avicole de Sidi Bel Abbès a donné réponses. Le professionnel de l’aviculture, qui a estimé que les prix du poulet sont concevables, a imputé leur hausse aux commerçants qui appliquent les tarifs à leur guise, alors que le poulet n’est cédé qu’au prix de 160 DA le kilogramme, au poulailler. Les éleveurs se plaignent de la surproduction de poulet après la fermeture des frontières et vendent à perte, a expliqué le professionnel de l’aviculture, qui a souligné que l’Algérie a importé un excédent de poussins reproducteurs chair durant l’année 2019. Le poussin coûte 20 DA seulement et l.e prix de revient du poulet représente le 1/3 du prix des viandes rouges, sauf que la viande rouge se vend trop chère. Enchaînant, le professionnel de la filière avicole soulignera que le groupe Oravio a subi des dettes colossales et ne peut être à la rescousse des aviculteurs. Outre, la hausse des prix des légumes et fruits, la pomme de terre coûte 50 DA le kilo, la tomate 120 DA, la laitue 80 DA, la carotte 100 DA, le poivron vert 250 DA et l’oignon rouge 110 DA. Les dattes, un produit de très large consommation durant le mois de Ramadhan, ont vu leurs prix à la hausse. Celles de bonne qualité sont cédées à 700 DA le kilo et de moins bonne ont grimpé à 200 DA, la fraise est cédée à 200 DA le kilo, la banane entre 250 et 300 DA et les oranges entre 250 DA et 280 DA, la pomme est vendue au prix de 400 à 450 DA le kilogramme, la pêche 450 DA et le citron à 300 DA. Les raisins secs ont atteint le prix de 1 600 DA le kilo, les prunes sèches 850 DA le kilo, les olives vertes à 400 DA et les olives noires à 500 DA le kilo. Contraints aux préparatifs du mois de jeûne, les habitants de la ville ont investi les marchés du quartier Graba et du centre-ville, de leur côté, les commerçants informels sans aucune ressource de vie ont pris le risque d’étaler leurs marchandises sur la voie publique, bafouant toutes les mesures préventives de confinement et s’exposant à d’éventuelle contamination au Covid-19.
Dans les commerces, aucun respect de la distante de sécurité et même les commerçants n’ont pris aucune précaution pour se prémunir et prémunir leurs clients contre l’infection. Les éléments de la police déployés sur les lieux ont pu chasser les commerçants informels sans pouvoir interdire aux citoyens ni aux véhicules d’accéder au grand quartier Graba se bousculant les uns les autres, alors que la situation actuelle impose d’éviter les rassemblements et les foules dans les lieux publics. n