Depuis plusieurs jours, un groupe de jeunes de la commune de Tabia relevant de la daïra de Sidi Ali Benyoub, dans la wilaya de Sidi Bel Abbès, sont montés sur la terrasse de leur APC menaçant d’un suicide collectif si leur revendications ne sont pas prises en charge. Les protestataires, qui ont menacé de s’immoler par le feu, exigent la présence du wali de Sidi Bel Abbès, seul habilité à les repêcher du chômage.

Le président de l’APC de Tabia n’a pas réussi à convaincre les suicidaires de descendre. Leur problème de travail n’a pas été réglé et leurs dossiers sont entassés dans les casiers des services communaux, qui ne se soucient pas du calvaire des jeunes de la localité lassés par la misère et le marasme, ont-ils déploré. Un dispositif d’éléments de sécurité et de la Protection civile a été déployé sur les lieux pour intervenir. Le siège de l’APC de Aïn Aden dans la daïra de Sfisef est toujours fermé au cadenas depuis le mois de janvier écoulé et aucun des protestataires n’a accepté de se soumettre aux sollicitations des responsables communaux et des éléments de sécurité. Les manifestants sont décidés jusqu’à satisfaction de leurs revendications légales sinon l’APC restera fermée et ses services paralysés. Ils ont réclamé les logements sociaux locatifs et ruraux, des emplois et des infrastructures administratives pour pouvoir mener une vie confortable. D’ailleurs, c’est toute la population bélabessienne qui attend toujours une intervention du wali pour améliorer leurs conditions de vie.
Les habitants de Sidi Yacoub revendiquent une structure de sécurité
Les habitants de la commune de Sidi Yacoub relevant de la daïra de Sidi Lahcen dans la wilaya de Sidi Bel Abbès réclament de doter leur localité d’un siège de la police ou d’une brigade de la gendarmerie nationale, afin d’y éradiquer la délinquance. Les citoyens et leur maire avaient posé le problème à l’ex-wali de Sidi Bel Abbès lors de ses visites à la localité, mais n’ont pas obtenu de réponse, alors que la sécurité est un droit absolu, souligne-t-on. « Notre commune n’est pas équipée de structures sécuritaires, et en matière de sécurité, elle relève toujours des compétences de la police et de la gendarmerie de Sidi Lahcene, mais cela est insuffisant pour assurer la sérénité aux citoyens et protéger leurs biens et les biens publics, dans la localité, surtout durant la nuit », affirme-t-on. Selon le président de l’APC de Sidi Yacoub, le terrain où ériger l’une des infrastructures est disponible depuis des années et la demande a été soulevée au premier responsable de la wilaya pour qu’il intervienne auprès de autorités sécuritaires centrales, et obtenir leur accord, pour le bien-être de la population. Une commune qui compte plus de 6000 habitants mérite d’être sécurisée, revendique-t-on. Selon les normes nationales de la direction générale de la Sûreté nationale, un policier doit assurer la sécurité de 180 citoyens. n