Dans sa première audience, tenue hier dimanche, la cour criminelle de Sidi Bel Abbès a décidé de reporter à la fin de la session l’examen de l’affaire des trois accusés de meurtre avec préméditation et guet-apens d’un ascendant, dissimulation de cadavre et non-dénonciation d’un crime, dont a été victime le magistrat Hanani Mohamed, au mois de décembre 2018.
Le report intervient sur demande des avocats de la défense des deux accusées, en l’occurrence la conjointe et la fille de la victime. L’arrêt, qui accuse la conjointe et la fille de meurtre, a été rejeté par les avocats de la défense qui attendent la décision de la Cour suprême. La cour criminelle a par contre, refusé de faire profiter de la liberté provisoire, le jeune étudiant universitaire accusé de dissimulation de cadavre et non-dénonciation de crime.
Rappelons que le corps sans vie du magistrat Hanani Mohamed a été retrouvé, un vendredi du mois de décembre 2018, dans un puits du cimetière de Sidi Bel Abbès. L’autopsie pratiquée sur le cadavre a montré que la victime avait été assassinée à l’aide d’un instrument tranchant. Sur la base du rapport du médecin légiste, les services de police ont mené leur enquête et sont parvenus à élucider le crime. Les soupçons se sont portés sur la troisième femme et la fille de la victime, âgées respectivement de 33 et 18 ans, qui n’ont pas tardé à reconnaître leur forfait. Elles avaient tué leur victime pour se partager la somme de 500 millions de centimes qui était en sa possession. La fille avait asséné à son père un coup de marteau à la tête et sa belle-mère lui a infligé des coups de ciseau au thorax et au cou. Elles l’ont laissé dans la salle de bains pendant deux jours, puis ont fait appel à l’ami de la fille, âgé de 22 ans, pour transporter le corps qu’ils ont jeté dans le puits. Un crime qui a mis en émoi la population de Sidi Bel Abbès, pendant plusieurs jours.<