La transformation du lycée Draâ-Fatima, situé dans la cité Amarna de Sidi Bel Abbès, en CEM à la prochaine rentrée scolaire a été contestée lundi par les enseignants, leurs élèves et les fonctionnaires de son administration. Ces derniers, mécontents, ont décidé de soulever le problème au nouveau wali de Sidi Bel Abbès, en observant un sit-in devant le siège de la Wilaya. Un lycée qui a été inauguré en 1988 et où sont scolarisés les élèves issus des nombreux quartiers de la ville et même de certaines communes, avant de les équiper en lycées, sera transformé en CEM et ses élèves de 2e et 3e années seront affectés aux lycées Nadjah et El Haous, qui sont déjà sous la pression de la surcharge. En effet, les élèves de 1re année secondaire, censés suivre leurs études au niveau de l’établissement secondaire Draâ-Fatima, ont été affectés au début de l’année scolaire aux deux lycées, ce qui a créé une surcharge dans les classes avec 50 élèves. « L’établissement à transformer en nouveau CEM sera baptisé au nom d’Amarna », s’étonne-t-on. Pour les enseignants et les fonctionnaires, cette situation est ambiguë, ils ne savent pas dans quel établissement ils seront mutés. Pourquoi a-t-on décidé de transformer notre établissement secondaire en CEM alors qu’il existe d’autres établissements moyens à exploiter, s’interrogent-ils. Leurs doléances et celles des parents d’élèves auprès du responsable de l’Education n’ont pas été prises en compte, et ce sont les élèves qui sont déstabilisés. n