La journée nationale des personnes aux besoins spécifiques a été célébrée dimanche au centre Niaama de la ville de Sidi Bel Abbès, en présence des autorités locales civiles et militaires, qui ont assisté à des activités diversifiées à caractère culturel, telles que des pièces théâtrales, des expositions et des danses présentées par les enfants aux besoins spécifiques de différents centres spécialisés. Une dizaine de chaises roulantes a été distribuée par la direction de l’action sociale.

Lors de son passage au niveau des différents stands installés par les établissements publics partenaires de la direction de l’action sociale, le wali a pris connaissance des problèmes rencontrés notamment le manque de structures de prise en charge de cette frange d’enfants et de jeunes handicapés et aussi le manque de formateurs spécialisés, ce qui se répercute sur leur vie sociale.
En effet, le président de l’Association des enfants autistes a sollicité le wali de Sidi Bel Abbès pour une extension du terrain abritant le projet du centre national de référence de diagnostic et d’accompagnement pour enfants autistes, ainsi que de le doter d’une enveloppe financière pour le lancement de ses travaux après la pose de la première pierre par l’ex-wali. Le projet doté de 36 millions de DA nécessite 8 milliards de centimes pour réaliser toutes les constructions. Selon le président de l’association, le projet d’envergure, premier du genre au niveau national et maghrébin, devrait prendre en charge dans un premier temps 200 enfants autistes sur les 2 400 recensés à travers le territoire de la wilaya, sauf que l’indisponibilité de financement va retarder sa mise en fonction.
Le président de l’APW, et vu l’actuelle conjoncture, a proposé une radio-thon et la sensibilisation des bienfaiteurs et notables de la wilaya pour la collecte de l’argent nécessaire. « Le projet enregistre deux ans de retard, alors que le handicap s’alourdit de plus en plus avec l’âge, dira le président de l’association. « L’intégration des enfants autistes dans les établissements scolaires est le souci des membres de l’association, qui compte un grand nombre d’enfants en âge de scolarité, de plus la formation des psychologues et des éducateurs ». La jeune association DYS-Six des enfants atteints de troubles DYS éprouve un problème de prise en charge de la scolarité des enfants atteints de dyslexie, dyspraxie, dysorthographie, dysphasie, dyscalculie et troubles de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité qui, à cause de l’invisibilité de leur handicap, échoue dans leurs études. L’association œuvre actuellement pour la formation des auxiliaires de vie scolaire spécialisées dans les troubles d’apprentissage pour l’accompagnement des élèves DYS surtout durant les examens de fin de scolarité et aussi la formation des enseignants et accompagnateurs des enfants souffrants des troubles à l’apprentissage, ainsi que celui des parents des handicapés invisibles. L’association Niaama des enfants inadaptés mentaux a, pour sa part, posé le problème de l’intégration des handicapés âgés de plus de 18 ans. Son président, soucieux de leur avenir, avait sollicité à plusieurs reprises les responsables locaux de lui attribuer le terrain mitoyen à son établissement, où créer un centre d’aide au travail de cette frange de personnes aux besoins spécifiques, ce qui leur permettra un autofinancement.
« Des conventions seront signées avec l’université et les hôpitaux pour laver les draps au niveau de la lingerie du futur centre et garantir aux travailleurs du centre des salaires ».
Pour ce qui est du plan d’action de l’association Niaama, son président annonce la réalisation d’une pépinière de roses dont les revenus seront versés dans le financement des ateliers du centre et aussi l’acquisition de matériels pédagogiques. Le centre Niaama de Sidi Bel Abbès compte actuellement 120 enfants entre inadaptés mentaux, trisomiques et autistes, dont 72 sont âgés de moins de 17 ans. La direction de wilaya de l’action sociale recense plus de 13 000 handicapés qui bénéficient de pensions et d’une couverture sociale.<