N’ayant pas trouvé d’autres alternatives pour se faire entendre par leurs administrateurs, des dizaines de citoyens du village agricole de Bouhallou, dépendant de la commune de Sidi Akkacha au nord de Chlef, ont fermé, tôt dans la matinée de dimanche la RN 19, reliant le chef-lieu de la wilaya à la ville côtière de Ténès.

En effet, les protestataires ont fermé la route au niveau de l’embranchement de Bouhallou à l’aide de troncs d’arbre et d’autres objets hétéroclites pour protester contre l’état de la route dégradée qui mène vers le village sur près de 3 km mais également sur l’absence du réseau d’alimentation en gaz de ville. Il convient de signaler que les dernières pluies ont considérablement endommagé ce tronçon de la route à tel point que les transporteurs assurant la desserte Bouhallou à Sidi Akkacha via la route nationale envisagent, eux aussi, de débrayer. Les protestataires avec qui nous avons pris attache nous ont déclaré : « Après avoir soulevé nos problèmes aux responsables locaux à maintes reprises, ces derniers ont fait la sourde oreille ; ce qui nous a contraint d’opter par cette action afin de nous faire entendre par le wali en personne. » Cependant, il faut signaler que ce mouvement de protestation au niveau d’un axe routier très important a pénalisé de nombreux automobilistes et voyageurs dont une majorité d’étudiants de l’université Hassiba-Ben Bouali et des fonctionnaires. Ces derniers ont dû regagner leurs demeures en raison de ce mouvement de protestation ayant paralysé le trafic entre la ville de Ténès et celle de Chlef. Jusqu’à quand le recours à la fermeture des routes et le blocage des accès des institutions publiques demeurera le moyen privilégié des protestataires ?