Le maintien en activité du complexe sidérurgique d’El Hadjar, une « nécessité » pour l’Etat algérien. C’est ce qu’a confirmé lundi le ministre de l’Industrie lors de sa visite dans ce site industriel en mal de compétitivité et de rentabilité depuis des décennies, et ce, malgré les milliards injectés pour sa remise sur rail.

«L’allègement des fardeaux financiers accumulés par le complexe constitue une nécessité», a déclaré à ce sujet Ferhat Aït Ali Braham. «Les pouvoirs publics accompagneront ce complexe dans les négociations avec les banques et l’acquisition des équipements nécessaires pour lui permettre de sortir de la situation difficile à laquelle il fait face et de se concentrer sur la réalisation des objectifs économiques fixés», a-t-il ajouté, non sans avertir sur les conséquences des mouvements de grève très fréquents dans cette plateforme sidérurgique.
«La logique économique ne laisse pas de place aux conflits politiques au sein de la sphère économique», a fait savoir le ministre, ajoutant que «la volonté de positionner l’Algérie sur la voie de l’industrie réelle ne tolère pas les manipulations politiques au sein des espaces industriels et les acquis économiques». Optimiste, Ferhat Aït Ali Braham a affirmé, dans la foulée, qu’’El Hadjar, avec ses ressources et ses équipements actuels et à venir «aura un rôle primordial dans le lancement du nouveau plan industriel centré sur une large intégration des ressources nationales et des compétences humaines».
«Le complexe qui a traversé de nombreuses difficultés l’ayant transformé, à l’instar d’autres groupes publics, en un fardeau pour le Trésor public, ne peut être considéré, du fait de ses potentialités, comme un problème pour l’économie nationale, mais plutôt comme la rampe de lancement d’un changement qualitatif vers une véritable industrie sidérurgique permettant de créer de la richesse et de bâtir l’indépendance économique dans les industries de transformation», a affirmé le ministre.
«Sider El Hadjar, a-t-il ajouté, demeure par la symbolique qu’il représente et les objectifs fixés par l’Etat, depuis sa mise en service, «une base pour créer une indépendance économique et relancer une véritable industrie sidérurgique qui répond aux besoins de l’économie nationale et donner la nouvelle impulsion d’une véritable industrie algérienne».
Hier, le ministre de l’Industrie s’est rendu à l’entreprise nationale spécialisée dans la construction de matériels et d’équipements ferroviaires (Ferrovial) et l’usine Cital pour l’assemblage et la maintenance de tramways. n