Une société mixte algéro-émiratie, dénommée Emarat Dzayer Steel, sera créée à Annaba dans le cadre d’un partenariat entre les deux pays. Cette nouvelle entité, dédiée à la sidérurgie, investira 1,6 milliard d’euros détenant ainsi 49% des parts, le reste étant réparti entre le Groupe Sider (31%) et le complexe d’El Hadjar (20%).

L’apport du complexe sidérurgique d’El Hadjar est constitué d’un terrain de 120 hectares, sur le site même dudit complexe, et d’un ensemble d’équipements opérationnels qui pourrait donner un bon départ à cette nouvelle entreprise.
Emarat Dzayer Steel, qui compte recruter 1 600 travailleurs, cadres et techniciens spécialisés, espère profiter de l’expérience des personnels du complexe en matière de production, de sécurité et de maintenance industrielle ainsi que du savoir-faire certain quant à la qualité des produits finis. Cette nouvelle société compte aussi intégrer l’unité tuberie sans soudure (TSS), qui emploie déjà plus de 400 ouvriers et cadres, et dont la qualité des produits est reconnue mais qui se trouve en difficulté en raison du manque de plan de charge. Une bouffée d’oxygène pour cette unité, qui avait pourtant livré des centaines de kilomètres linéaires aussi bien à la Sonatrach qu’à l’entreprise Sonelgaz.
Cet investissement, qui verra le jour suite à l’aval donné par le Conseil des participations de l’Etat, est stratégique dans la mesure où il permettra de couvrir une importante part du marché de la sidérurgie, dont une grande partie est prise en charge par des importateurs et dont la facture en devises fortes est faramineuse.
La sidérurgie à Annaba reprend donc du poil de la bête et sort ses griffes pour s’assurer une place, elle pourrait envisager d’exporter ses produits à l’étranger car, avec le complexe de Bellara et Bettioua, le marché national sera pleinement satisfait et la production devra chercher des marchés extérieurs pour que les unités de production puissent prétendre à une pérennité.