Le complexe sidérurgique Sider El Hadjar d’Annaba prévoit d’augmenter, durant l’année 2022, le volume des exportations des produits ferreux à 200.000 tonnes, sur une production totale de 800.000 tonnes, a-t-on appris mercredi auprès de son directeur général, Lotfi Kamel Manaâ. Le complexe a entamé l’exportation des premières cargaisons programmées au 1er trimestre 2022, et estimées à 25.00 tonnes, vers l’Italie, l’Espagne, la Turquie, le Niger, l’Egypte, la Tunisie, la Syrie et le Liban, a précisé à l’APS son responsable qui a souligné la nécessité d’augmenter la cadence de production du complexe. Durant l’année 2021, Sider El Hadjar a exporté 150.000 tonnes de produits ferreux sur une production totale de plus de 500.000 tonnes de produits ferreux longs et plats, de tubes sans soudure, de rond à béton et autres produits industrialisés et semi-industrialisés destinés à l’exploitation industrielle, a indiqué le même responsable. Pour rattraper le déficit enregistré en matière de rendement général du complexe, M. Manaâ a souligné la nécessité de relancer la 2e tranche du plan d’investissement visant la réhabilitation des filières des produits ferreux plats et longs que seul Sider El Hadjar assure la production à l’échelle nationale. Il a ajouté que les produits ferreux longs et plats de Sider El Hadjar apportent une valeur ajoutée et visent la satisfaction des besoins du marché national, du secteur industriel et des activités productives, dont la construction de navires, les industries mécaniques, l’industrie de l’électroménager et le bâtiment qui nécessite des bobines et des tôles en acier.
Près de 28 milliards DA de dettes
Dans ce cadre, il a été procédé, a ajouté le même responsable, à l’amendement des axes de la 2ème tranche du plan d’investissement pour la focaliser sur la réhabilitation et la modernisation des générateurs, des laminoirs à chaud et à froid, la modernisation de l’unité à oxygène afin d’augmenter les capacités de production en produits ferreux de qualité et à valeur ajoutée à plus de 1,2 million de tonnes. D’autre part, le complexe Sider El Hadjar fait face à la problématique de ses dettes (fournisseurs), estimées à près de 28 milliards DA, qui nécessite un traitement pour atténuer la pression rencontrée par le complexe dans ses transactions, a souligné son directeur général qui a mis l’accent sur «l’importance de lever les entraves liées à la réception des équipements acquis par le complexe pour améliorer ses capacités productives». n