Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) a révélé lundi que les obstacles sociétaux pourraient entraîner 440.000 décès d’ici 2030, appelant les pays à investir beaucoup plus dans la lutte contre la pandémie mondiale et à adopter une nouvelle série d’objectifs audacieux, ambitieux mais réalisables en matière de lutte contre le VIH. Une récente analyse de l’ONUSIDA suggère que «l’absence de progrès en matière de lutte contre la stigmatisation et la discrimination liées au VIH saperait les efforts déployés pour atteindre les objectifs de dépistage, de traitement et de suppression virale du VIH, ce qui entraînerait 440.000 décès supplémentaires liés au sida entre 2020 et 2030». Cette étude a été effectuée en s’appuyant sur les études disponibles qui ont mesuré quantitativement l’impact négatif de la stigmatisation et la discrimination. Selon l’ONUSIDA, l’absence de progrès au niveau de tous les facteurs sociétaux saperait les efforts déployés pour atteindre les objectifs de prévention du VIH, ce qui entraînerait 2,6 millions de nouvelles infections supplémentaires par le VIH sur la même période. Selon l’agence onusienne, le nombre de nouvelles infections au VIH et le nombre de décès liés au sida entre 2020 et 2022 augmenteront entre 123.000 et 293.000 cas pour le premier et entre 69.000 et 148.000 cas pour le second. Aujourd’hui encore, plus de 12 millions de personnes n’ont toujours pas accès à un traitement contre le VIH. Environ 1,7 million d’infections imputables à l’absence d’accès aux services essentiels ont été enregistrées en 2019. <