A quatre reprises, le confinement a été prolongé par les Autorités du pays. Les quinzaines se sont enchaînées réduisant, à chaque fois, la marge de manœuvre des instances sportives nationales pour ce qui est de la suite de la saison. La natation et le rugby ont, d’ores et déjà, annoncé la fin des épreuves. Les autres attendent le feu vert des autorités et devront respecter un protocole sanitaire complexe pour reprendre.

Sid-Ali Khaldi, ministre de la Jeunesse et des Sports (MJS), est catégorique. Il ne veut prendre aucun risque dans ce contexte épidémique. Pour lui, la santé prime. Après, il faudra penser au sport. « Les compétitions sportives resteront suspendues jusqu’à la levée du confinement, car la santé des citoyens est la priorité du gouvernement », Khaldi persiste et signe dans la continuité de ses récentes déclarations.
Lundi, le ton et les prévisions n’ont pas vraiment changé. Le premier responsable du sport national effectuait une visite au foyer de l’enfance assistée d’El-Biar. Il était en compagnie de la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Kaouthar Krikou. Cela ne l’a pas empêché de mettre à jour les données concernant un retour des épreuves dans les différentes disciplines. La mise sous-cloche se poursuivra jusqu’à la fin de la période de confinement.
Reprises sous conditions

Par la suite, il faudra enclencher le processus de relance.
Dans cette optique, il en a profité pour inciter les Fédérations sportives nationales « à proposer des protocoles sanitaires préventifs précis qui établiront les conditions nécessaires pour la reprise des compétitions.
La décision finale reviendra au MJS qui accompagnera les fédérations et sera en contact direct avec le ministère de la Santé et les autorités compétentes.»
Précision intervenue après la correspondance de laquelle les différentes structures sportives ont été destinatrices samedi.
Dans le courrier, elles ont été informées du rallongement du confinement jusqu’au 13 du mois en cours. Le MJS a aussi rappelé que « l’ensemble des infrastructures sportives devront rester fermées. Toutes les compétitions devront être reportées, tout comme les stages et regroupements des athlètes, ainsi que les assemblées des instances sportives.»

Financièrement improbable ?
Dans la procédure de relance, il y aura des mesures sanitaires strictes à respecter. Une condition obligatoire pour envisager le retour aux épreuves. Et ce n’est pas gagné d’avance. Surtout qu’il n’est pas certain qu’il y aura déconfinement après la deadline actuelle décidée par l’Etat.
Aussi, Abdelkrim Medouar, président de la Ligue de football professionnel (LFP), a évoqué le manque de moyens financiers pour pouvoir assurer les exigences médicales stipulées par le plan préventif du retour aux compétitions. Là, on parle du football, la discipline phare du pays et qui ne connaît pas des problèmes de sponsoring.
On n’ose même pas imaginer quelle sera la posture des autres sports moins privilégiés avec une situation pécuniaire des plus précaires. La contrainte du baisser du rideau pèse plus que jamais.