Tout entraîneur rêve de se tourner vers son banc et y trouver les solutions en cas d’urgence. Pour ce qui est
du poste d’ailier droit en équipe nationale, les pièces de rechange pour Riyad Mahrez sont d’une haute qualité.
Les substituts éventuels ont pour noms : Rachid Ghezzal, Adam Ounas ou encore Zinedine Ferhat. Des joueurs aux caractéristiques distinctes et qui pourraient apporter une plus-value certaine dans l’avenir.

Par Mohamed Touileb
Bien évidemment, Riyad Mahrez est indéboulonnable dans ce rôle. Le capitaine de l’Équipe nationale reste le leader technique incontesté. De plus, ce n’est pas un joueur qui a des problèmes physiques récurrents ou qui écope souvent de cartons. A partir de là, il est constamment aligné dans le onze des Fennecs. Néanmoins, il se pourrait qu’un concours de circonstances oblige le coach de l’EN à le remplacer au cours d’un match.

Ghezzal et la forte impression à Lusaka
Aussi, il pourrait décider de le ménager comme ce fut le cas en Zambie quand l’excellent Rachid Ghezzal a débuté dans le rôle d’ailier. Le sociétaire du Beşiktaş JK (Süper Lig/Turquie) a laissé une forte impression en délivrant à Lusaka une passe décisive et inscrivant un but pour son retour en sélection. C’était brillant comme la saison qu’il est en train de réaliser depuis qu’il a rallié la formation d‘Istanbul en prêt.
En tout, le joueur sorti du centre de formation de l’Olympique lyonnais a fait 17 offrandes et marqué 5 buts en 31 apparitions avec les Stambouliotes. En prime, son équipe peut signer un doublé sachant que le championnat est pratiquement assuré et qu’elle a une finale de coupe à disputer contre Antalyaspor le 18 mai prochain.

Ounas, la relève à fort potentiel
Ghezzal a pu se relancer. C’est aussi le cas du talentueux Adam Ounas dont le talent n’a jamais laissé Belmadi insensible. D’ailleurs, il l’avait pris avec lui pour la CAN-2019 lui donnant du temps de jeu. L’ancien pensionnaire des Girondins de Bordeaux avait marqué les esprits en livrant de superbes prestations avec une copie de 3 réalisations et 1 « assist » en 3 apparitions dont 1 comme titulaire.
Toutefois, après l’épopée égyptienne, il n’a pas pu passer un pallier en club. Ounas a bourlingué entre Naples, Cagliari (prêt) avant de décider de se relancer avec Crotone qui occupe le bas du classement en Serie A (Italie) et condamné à la relégation. Certes, ce n’est pas la trajectoire idéale. Néanmoins, Ounas a retrouvé de bonnes sensations avec la Squali. Au-delà de ses 3 buts et autant d’offrandes en 10 matchs, il a retrouvé un jeu assez percutant et léché en montrant cette maîtrise technique qu’il avait affiché en Égypte. Ce passage éphémère à Crotone devrait faire remonter sa cote aux yeux de Belmadi qui a toujours loué les qualités de son poulain.

Ferhat, un « Croco » qui a les crocs
Quand on retrace le coaching du driver des Fennecs, on se rend compte qu’il recourt aux ailiers avec de faux pieds. Belaïli, droitier sur l’aile gauche, et Mahrez, un gaucher sur l’aile droite, c’est le mode d’emploi habituel. Cependant, il y a un autre Dz qui a pu se montrer performant à droite avec son club alors qu’il est…droitier. Il s’agit de Zinedine Ferhat qui évolue avec le Nîmes Olympiques (Ligue 1 UberEats/France). Avec les Crocodiles, il est impliqué dans 15 buts (5 pions et 10 passes D) en 31 rencontres disputées cette saison. D’ailleurs, il est le meilleur passeur du championnat français devant des Payet et Di Maria. Des stat’ assez remarquables qui font de l’ex-Usmiste un renfort éventuel. En plus d’être productif devant, Ferhat présente aussi plus de garanties sur le plan défensif sachant qu’il a déjà joué milieu droit et même arrière-droit. Par ailleurs, il peut même évoluer dans le couloir opposé comme c’est le cas récemment avec les Nîmois. A partir de là, dans les matchs qui requièrent plus de présence dans le repli et pour fermer les couloirs, il se présente comme le candidat idéal. Dans l’ensemble, ces 4 profils sont tous de très bonnes qualités. Chaque joueur a ses forces et ses faiblesses. La différence de profils ne peut qu’offrir des solutions aux diverses situations ou adversaires auxquels l’EN sera confrontée dans le futur. Et le dernier mot revient toujours au coach qui nous a souvent habitués à faire les bons choix.