Le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) passe à la vitesse supérieure dans son combat pour la satisfaction de sa plateforme de revendications. Après le succès de ses actions de protestation menées en novembre et décembre, l’organisation décide d’entamer, à partir de demain, une grève illimitée dans les centres hospitalo-universitaires du pays.

 

Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, le syndicat appelle tous les médecins résidents du pays à la mobilisation et au boycott de toutes les tâches médicales et pédagogiques, à l’exception des gardes et des tâches relevant des urgences médicales. Conformément à l’article 30 du code du travail, un préavis de grève a été déposé aux niveau des administrations et institutions habilitées, a fait savoir le document, qui rappelle que la réunion du 28 novembre dernier, qui a regroupé le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière avec les délégués des médecins résidents, n’a pas débouché sur un accord entre les deux parties.
Le Camra explique le recours à la grève illimitée par l’absence d’une réponse favorable de la part des pouvoirs publics à sa plateforme de revendications et affirme avoir épuisé toutes les autres voies de contestation. « Après cinq semaines de grève cyclique, le constat est là, pas de réponse du ministère de la Santé. Et en attente du P-V de la réunion avec le ministre de l’Enseignement supérieur, nos revendications ne sont pas encore satisfaites. Comme décidé par le bureau national et après concertation de tous les résidents sur le territoire national, une grève illimitée a été décidée si le constat est négatif. Ceci dit, le préavis a déjà été déposé le 13 décembre », peut-on lire dans le communiqué.
Les protestataires revendiquent la révision du service civil obligatoire pour tous les nouveaux médecins spécialistes, le traitement équitable de tous les universitaires en ce qui concerne le service national et l’amélioration de leurs conditions de travail dans les CHU ainsi que l’accès aux prestations qu’offrent les œuvres sociales des travailleurs de la santé publique.
Sur ce point, ils estiment inconcevable de cotiser à la caisse des œuvres sociales et de ne rien avoir en contrepartie. En outre, ils plaident pour une révision profonde du statut du médecin résident pour le rendre plus adapté aux nouvelles mutations que connaît le secteur de la santé en Algérie et ailleurs.