Les restes de 13 chouhada tombés au champ d’honneur entre le 11 et 13 juil 1956 lors de la bataille de Tella au village Chelhab dans la commune d’Ain Legradj (Nord de Sétif) contre la soldatesque coloniale française ont été exhumés dimanche après-midi, a-t-on appris du directeur local des moudjahidine. M. Hamza Ouadah a précisé à l’APS que cette opération menée dans une ambiance sereine s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des instructions du ministère des Moudjahidine et Ayants-Droits relatives au transfert des restes des chouhada du champ d’honneur vers les cimetières des martyrs afin de montrer aux générations le tribut payé pour l’indépendance et les sacrifices consentis par ces héros. Il a rappelé que la direction des moudjahidine de Sétif a réalisé l’année passé au cimetière du village Chelhab un carré pour 15 chouhada tombés dans la bataille de Tella et identifiés originaires de la région. Cette opération, a-t-il ajouté s’est poursuivie aujourd’hui par l’exhumation des restes de 13 chouhada non-identifiés (originaires de diverses régions du pays) sur un total de 85 chouhada tombés au champ d’honneur durant cette même bataille au cours de laquelle «l’ennemi avait essuyé d’énormes pertes humaines et matérielles». Selon le même responsable, la ré-inhumation sera effectuée demain lundi dans le cadre de la célébration du soixantenaire de l’indépendance du pays et du 61ème anniversaire de la journée nationale de l’émigration au cimetière d’Ain Legradj en présence des autorités civiles et militaires de la wilaya. M. Ouadah a indiqué que l’opération est en cours pour la ré-inhumation des restes de chaouhada de la Révolution libératrice contre le colonisateur français découverts à Hammam Soukhna, Tizi Nebchar et Babor dès l’accomplissement des procédures légales en coordination avec les services concernés. A noter que la direction des moudjahidine de Sétif a mené l’année passée à l’occasion de la fête de la victoire (19 mars) une opération similaire de ré-inhumation des restes de huit chouhada dans la région d’Ouled Ayad à Hammam Guergour (Nord de Sétif) après leur transfert du lieu de leur mort au maquis.