La commune de Hammam Guergour (chef-lieu de daïra), située à 55 kilomètres au nord de la wilaya de Sétif, fait aujourd’hui face au manque de foncier constructible. En effet, cette commune à vocation touristique manque d’assiettes foncières permettant d’accueillir dans l’avenir de nouveaux projets de développement local.

Ce manque freine aujourd’hui le développement local dans cette commune connue pour ses stations thermales. Selon le vice-président de l’APC, Benamara Mansour, la commune, qui a bénéficié depuis quelques années d’un projet de réalisation de 320 logements sociaux, a trouvé moult difficultés à libérer un terrain pour implanter ce programme. «On a dû procéder à l’expropriation d’un terrain appartenant à des citoyens pour pouvoir réaliser ce programme de logements sociaux. Ainsi, une enveloppe estimée à 9 milliards de centimes a été dégagée pour l’expropriation de ce terrain », expliquera notre interlocuteur. Aussi, les habitants de cette commune réclament plus de programmes de logements tous types confondus. Selon les statistiques communiquées par les responsables de l’APC, la demande dépasse largement le nombre de logements offerts par les services de wilaya. «Nos services communaux ont recensé plus de 1 200 dossiers dans le cadre du logement social pour un quota de 320 unités. Pour la formule habitat rural, nous avons enregistré plus de 700 demandes, alors que le quota accordé par la direction de logements est de 180 aides », précise-t-il. Par ailleurs, plusieurs citoyens n’ont pas manqué de dénoncer les piètres services offerts par la polyclinique d’Oued Sebt réalisée en 1970. Selon leurs dires, cette structure de santé de proximité ne répond plus aux attentes des habitants de cette commune qui compte près de 19 000 habitants. « L’ambulance de la polyclinique a été transférée à l’hôpital de Bougâa. Aussi, les sages-femmes formées pour notre polyclinique ont été toutes réaffectées vers d’autres structures », nous dira le vice-président de l’APC. Aussi, le problème de la surcharge des classes a été fortement soulevé par les élus locaux ainsi que par les parents d’élèves. Cette situation se répercute négativement sur les résultats des élèves. « Nous demandons l’inscription de deux établissements scolaires, un CEM à Oued Sebt et un groupe scolaire à la cité du 17-Octobre. Le terrain a été choisi pour abriter ces projets », précisera toujours le vice-président de l’APC. n