L’opération de collecte des peaux de moutons sacrifiés n’a pas pu se concrétiser dans la wilaya de Sétif, ville pilote sélectionnée avec cinq autres villes, «faute de coordination et de sensibilisation», ont estimé mardi des intervenants dans l’opération de collecte. «Les services de la commune de Sétif n’ont pas pu reconduire pour cet Aïd l’opération de collecte des peaux de mouton eu égard aux difficultés rencontrées sur le terrain», a précisé à l’APS, le chef de service d’hygiène de la commune, Lakhdar Abaoui. Le même responsable a ajouté que l’opération nécessite la conjugaison d’efforts de plusieurs partenaires «à commencer par le citoyen qui doit prendre des dispositions préliminaires, entre autres, le salage des peaux de mouton et leur emplacement dans l’ombre pour pouvoir récupérer une peau à valeur économique». Et d’ajouter : «Les intervenants dans l’opération de collecte doivent également suivre certaines procédures et l’opération requiert une main-d’œuvre maîtrisant le processus de préservation de ces peaux». M. Abaoui a rappelé que l’année dernière, l’opération de collecte des peaux d’ovin a été précédée par une vaste campagne de sensibilisation, deux mois avant le lancement de l’opération qui s’est soldée par la collecte «d’un nombre considérable de peaux de moutons sacrifiés». Il a également relevé que cinq semi-remorques ont été mobilisées pour acheminer les peaux ramassées vers une unité de transformation de cuir à Batna, indiquant que «ces peaux inexploitables pour de multiples causes, ont été refoulées».
De con côté, le chef du service d’hygiène à l’établissement public de gestion des centres d’enfouissement techniques (CET), Abdenour Ketfi, a relevé que ses services, en tirant les conclusions des résultats de l’opération de collecte de l’année dernière, ont sélectionné la cité AADL des 1 219/Logements à Aïn Moussa, comme cité pilote, pour collecter les peaux de mouton. Il a relevé que l’opération, précédée par une campagne de sensibilisation des citoyens pour assurer la première étape de la collecte, celle de la préservation des peaux des bêtes intacte et leur salage a «grandement» contribué à la réussite de l’opération. M. Ketfi a également souligné qu’au troisième jour de l’Aïd, le ramassage des peaux de moutons sacrifiés se poursuit et les premiers constats attestent que «les peaux collectées ont conservé leur matière première exploitable dans la production d’articles de cuir et de maroquinerie».