Le village de Terzout, situé près de la montagne de Tekntouchet dans la commune de Bousselem, au nord de Sétif, souffre toujours de l’absence de transports en commun.

Selon les villageois, cette localité n’a jamais bénéficié de ce service à l’instar des autres villages. «Même durant l’émergence des fourgons de transport dans les années 1990, notre village n’a pas été couvert par ce service stratégique pour des raisons inconnues», nous dira Sadek, un habitant du village. Selon notre interlocuteur, les habitants sont obligés de faire près de 5 kilomètres pour rejoindre la localité d’Aïn Dokar. « Les travailleurs et les étudiants trouvent quotidiennement moult difficultés pour se rendre sur leur lieu de travail ou de scolarité. Cette situation s’aggrave durant les intempéries, mais aussi pendant les grandes chaleurs comme ces jours-ci. C’est un véritable calvaire », ajoutera notre interlocuteur.
Pour l’évacuation des malades, les villageois sont contraints de recourir aux clandestins. « Dans ce cas, les villageois sont obligés d’évacuer les patients vers la polyclinique de Bouandas ou l’hôpital de Bougâa. Durant la nuit, un clandestin coûte cher », a-t-il précisé. Par ailleurs, l’école de ce village est toujours fermée au grand dam de la population, et ce, depuis plusieurs années.
«La fermeture de cet établissement scolaire est motivée par la diminution du nombre d’élèves, mais aussi par le manque d’enseignants. Les élèves de cette dernière ont été orientés vers celle d’Aïn Dokar », explique notre interlocuteur. Les villageois lancent encore une fois un appel aux autorités locales pour se pencher sérieusement sur ces problèmes qui n’ont que trop duré. n