Du côté de la capitale des Hauts-Plateaux, la vague de chaleur qui a caractérisé ces derniers jours tout le pays, ne cesse de provoquer des départs de feux dans les quatre coins de cette wilaya.

En effet, ces incendies continuent d’occasionner des dégâts dans la végétation et la production agricole. Selon les services de la Protection civile, la wilaya de Sétif a enregistré, durant les trois derniers jours, pas moins de 289 interventions. Ces services ont recensé pas moins de 61 départs de feux à travers plusieurs communes. Selon nos sources, 38 incendies ont été maîtrisés à leur début grâce à l’intervention des agents de la Protection civile. Par ailleurs, quatre autres incendies qui ont touché un périmètre forestier ont ravagé une superficie de 38 hectares d’arbres et de brousse dans la forêt de Beni Sekfel, commune de Maouia, la montagne de Tiknetouchet, commune de Bousselam, le village Akni-Abad, commune de Beni Chebana et le village de Berbas, commune d’Oued El-Berd. Aussi, 17 départs de feux ont détruit pas moins de 1 600 arbres fruitiers et bottes de foin. Ces mêmes incendies ont ravagé 30 hectares de végétations répartis sur 14 communes. Au moment où les départs de feux touchent presque toutes les communes de la wilaya de Sétif, des unités de la Protection civile, dont la réception a été faite depuis des années, restent toujours fermées faute d’effectif. En effet, selon le chargé de la communication et des relations publiques de la direction de la Protection civile de Sétif, le capitaine Ahmed Lamamra, la wilaya de Sétif compte 5 unités réceptionnées non opérationnelles. « Notre direction a réceptionné cinq unités. Il s’agit de quatre unités secondaires impactées dans les villes de Bir El-Arch, Saleh Bey, Babor et Maoklène. Toutes ces villes ont le statut de daïra. Par ailleurs, nous avons réceptionné une autre unité de secteur communal dans la commune de Serdj El-Ghoul », détaillera notre interlocuteur. Ce dernier a souligné que la majorité de ces unités ont été déjà équipées et attendent aujourd’hui l’affectation d’effectif pour être opérationnelles. « Le manque d’effectif est à l’origine de la non ouverture de ces infrastructures. Nous attendons la sortie de la prochaine promotion de 70 agents pour pouvoir renforcer les unités existantes et peut être ouvrir certaines unités. L’unité de Djemila est partiellement opérationnelle. Cette dernière a besoin d’être renforcée», ajoutera notre interlocuteur. n