Pas de répit pour le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger. Après sa tournée africaine, Ramtane Lamara se trouve, depuis le 20 septembre, à New York, où il participe à la 76e session de l’Assemblée générale des Nations unies (ONU) qui s’achève aujourd’hui.

Par Feriel Nourine
En marge du thème consacré à cette nouvelle session de l’organisation onusienne, portant sur la crise de la Covid-19 et ses lendemains, M. Lamamra a pris part à plusieurs conférences et réunions de haut niveau. Mais pas que ça ! En plus de ce calendrier déjà très chargé, le séjour onusien du chef de la diplomatie algérienne a été marqué par des rencontres bilatérales avec plusieurs de ses homologues, inscrites dans l’action de redéploiement de l’Algérie sur le continent africain, mais aussi dans le cadre de son repositionnement dans un monde multipolaire, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères. M. Lamamra a, en outre, tenu une séance de travail avec le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, relative notamment à la situation au Sahara Occidental, en Libye et au Mali.
Concernant les réunions tenues durant la session de l’ONU, M. Lamamra a pris part à trois d’entre elles, selon la même source, précisant qu’il s’agit de celle portant sur des thématiques importantes comme l’énergie, les systèmes alimentaires et la crise libyenne face à laquelle l’Algérie s’est engagée à œuvrer pour une solution pacifique, dans le respect du choix du peuple libyen.
A l’occasion, le ministre des Affaires étrangères a présenté l’expérience algérienne dans le domaine de l’énergie et de la sécurité alimentaire, poursuit le communiqué, ajoutant qu’il a, en outre, « passé en revue les politiques économique et sociale mises en place par le gouvernement pour assurer la disponibilité de l’énergie, notamment dans les zones d’ombre, lesquelles politiques ont permis une couverture électrique à hauteur de 98% ».
Au Sommet sur les systèmes alimentaires, le responsable algérien est intervenu pour évoquer « les retombées de la pandémie de la Covid-19 sur les économies des pays du monde et son impact négatif sur les efforts visant la réalisation de l’Agenda 2030 pour le développement durable, mettant en avant les mesures et les dispositions prises par l’Etat algérien pour faire face aux répercussions de la pandémie grâce à une politique sociale encourageant la couverture des besoins alimentaires à partir de la production locale à la faveur de la politique agricole en place ».
Lors de sa participation à la réunion ministérielle sur la Libye, tenue à l’initiative du président du Conseil présidentiel libyen, Mohamed Younes El-Menfi, pour la présentation de la vision des autorités exécutives libyennes en vue de l’accélération de la concrétisation des échéances prévues dans la feuille de route et du règlement définitif de la crise, M. Lamamra a réaffirmé « la solidarité constante et le soutien permanent de l’Algérie à la Libye pour le recouvrement de la sécurité et la stabilité, la réalisation de la réconciliation nationale et la préservation de la souveraineté et de l’unité de ce pays frère ».
Sur le plan bilatéral, le chef de la diplomatie algérienne a fait le plein, en s’entretenant avec ses homologues russe, égyptien, syrien, mauritanien, ghanéen, kenyane, mexicain, cubain, malien et vénézuélien, ainsi qu’avec le Conseiller spécial du président de la République du Soudan du Sud. Ces rencontres ont porté notamment sur les voies et moyens de renforcer les relations bilatérales et la concertation sur les questions régionales et internationales.

Libye, Mali, Sahara occidental au centre
En ce sens, elles ont été « l’occasion de réaffirmer les positions indéfectibles de l’Algérie et ses lectures objectives quant aux différents développements tant sur le plan régional qu’international », souligne le communiqué.
M. Lamamra a, à ce propos, mis en avant « les efforts consentis par l’Algérie en faveur de la consolidation de la paix et de la sécurité en Libye, au Mali, au Sahara occidental et dans la région sahélo-saharienne, ainsi que ses initiatives pour le renforcement de la confiance entre les parties concernées par la crise du Barrage de la renaissance.
Lors de leur rencontre, M. Lamamra et son homologue russe Serguei Lavrov ont noté « avec une grande satisfaction la convergence de vues et des positions concernant les questions soulevées, réaffirmant la volonté commune des directions des deux pays de consacrer le caractère stratégique des relations bilatérales », indique-t-on encore, ajoutant que M. Lavrov a réitéré, à cette occasion, l’invitation adressée par le président russe, Vladimir Poutine, au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour visiter Moscou, se disant prêt à se rendre en Algérie en consécration de la tradition de concertation et de coordination entre les deux parties.
Avec son homologue malien, le ministre des Affaires étrangères a examiné les questions liées au processus de paix et de réconciliation nationale dans ce pays et les perspectives de relever les défis relatifs à la période de transition. Les deux parties ont évoqué, en outre, les développements de la situation au niveau régional et les moyens de renforcer la coopération multilatérale au service des objectifs de stabilité et de développement dans la région sahélo-saharienne.
Quant à la séance de travail Lamamra- Guterres, elle a porté principalement sur les derniers développements dans la région, et les efforts de l’Algérie pour promouvoir des solutions pacifiques aux crises en Libye, au Mali et dans la région du Sahel ainsi que la décolonisation au Sahara occidental. « Une séance de travail avec le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, au cours de laquelle nous avons discuté des derniers développements dans la région, notamment les efforts de l’Algérie pour promouvoir des solutions pacifiques aux crises en Libye, au Mali et dans la région du Sahel et du Sahara », a indiqué le chef de la diplomatie algérienne dans un Tweet. « Nous avons également passé en revue les défis auxquels est confronté le processus de décolonisation au Sahara occidental », a-t-il ajouté.