Il est la nouvelle recrue la plus utilisée par Simone Inzaghi. Pourtant, Mohamed Fares n’a pas donné une réelle satisfaction. Et ce, malgré un temps de jeu conséquent et une utilisation dans son poste de prédilection : à gauche en piston. Samedi, lors du revers à domicile (1-3), le Champion d’Afrique est sorti à la pause. Fautif sur le second but, il a été « sanctionné » de la pire façon qui soit pour un footballeur, se faire remplacer à la mi-temps. Les performances du latéral gauche deviennent inquiétantes. Et son avenir avec l’EN suscite, lui aussi, des craintes.

Deux rencontres de suite que Fares ne revient pas sur la pelouse au retour des vestiaires. Si son driver s’entête à lui offrir sa chance, le « Fennec » ne donne pas l’impression de la saisir. On parle d’un élément très constamment aligné. Un total de 13 apparitions pour 640 minutes passées sur les pelouses championnat et Ligue des Champions confondus. Pas négligeable.

La Lazio a mis le paquet
Une défense fébrile en un contre un, un apport offensif loin des attentes et, pour ne rien arranger, une mauvaise qualité de centres, la doublure de Ramy Bensebaïni dans les plans de Djamel Belmadi digère mal son arrivée chez une Lazio qui n’a pas hésité à mettre le paquet pour le recruter. Un contrat de 5 ans décroché par son influent agent Mino Raiola qui a réussi à le placer dans une grosse adresse en Italie. Un salaire de 1.3 million d’euros et une indemnité de transfert estimée à 8 millions d’euros plus 2 autres éventuels en bonus que percevrait son ancien employeur la SPAL. Des chiffres assez conséquents dans un contexte économique délicat en raison de la pandémie du Coronavirus qui a fait mal aux trésoreries des clubs. Cela n’a pas empêché les « Blancocelesti » de casser la tirelire pour convaincre l’Algérien de venir jouer dans la capitale italienne. On parle du vice-champion de « Serie A » tout de même. Après ses 13 premières apparitions, il n’a pu délivrer qu’une passe décisive.

Khacef et Ghoulam, de sérieux concurrents en sélection
Pour ne rien arranger, on soulignera que lors des deux rencontres où l’arrière-garde laziale a pris l’eau (Sampdoria (défaite 3-0) et Udinese (1-3)), son coach l’avait substitué en catastrophe en raison des limites défensives qu’il a pu afficher. C’est presque une évidence, Fares n’est pas un latéral gauche qui puisse remporter des dues face aux ailiers. Certains essayeront de le repositionner avec pertinence en arguant que c’est un milieu gauche mettant en avant sa faculté à se projeter vers l’avant et centrer pour les attaquants. Toutefois, là aussi, il fait preuve d’une imprécision préoccupante. D’ailleurs, un supporteur de la SS Lazio n’a pas hésité à le chambrer sur le compte officiel du club en écrivant « Timberland (marque de chaussure), sponsor officiel de Fares ». Le message crypté était qu’il donne l’impression de porter des godasses sur un terrain. Une forme de « soulier » qui empêche de donner l’effet nécessaire au ballon sur les centres qu’ils ratent 3 fois sur 4. Ce à quoi le gaucher de 24 ans avait réagi: « je vais travailler ça à l’entraînement. Promis ». Du travail, il en faudra beaucoup pour ne pas dégringoler dans la hiérarchie d’Inzaghi et celle de Belmadi, sélectionneur de l’EN. Surtout que les Naoufel Khacef, voire Faouzi Ghoulam, qui revient sérieusement dans les plans de Gattuso à Naples, ont le potentiel pour le suppléer. n