Comme un symbole, c’est Rachid Ghezzal qui a offert la victoire au Beşiktaş JK lors de la dernière journée du championnat de Turquie. Trois points synonymes de titre pour son club qui a pu compter sur l’Algérien durant cette campagne. Avec 8 réalisations et 17 offrandes qui ont offert 17 points (sur les 84) secs au team d’Istanbul, le Fennec a été un acteur majeur de ce triomphe. Et dire qu’il a signé dans les dernières minutes du mercato avec un contrat expédié en… moto au siège de la Ligue de football turc.

Par Mohamed Touileb
Parfois, une signature sur le fil peut changer tout un destin et contribuer à écrire une belle histoire. C’est ce qui s’est produit avec Rachid Ghezzal lors de son arrivée en prêt au Beşiktaş. S’il a pu évoluer avec la tunique Noir et Blanc et finir meilleur passeur de la Süper Lig, c’est grâce à un motard qui a pu faire parvenir son contrat à temps au siège de la Ligue de football turque pour le valider à quelques instants de la deadline.

«Le scooter exposé dans une émission télé»
C’est l’ancien sociétaire de l’Olympique lyonnais qui a fait cette révélation dans une interview récemment accordée à So Foot. «En fait, il faut savoir que j’ai signé mon contrat le dernier jour du mercato. La Ligue était à quelques heures de clôturer les transferts et la circulation à Istanbul est cauchemardesque. Le club a donc choisi de ramener mon contrat signé en scooter à la Ligue. Les deux employés du club qui ont fait le trajet sont devenus des stars auprès des fans, et le scooter a même été exposé pendant une émission télé. Le transfert s’est vraiment joué à dix minutes près», raconte le gaucher.
Depuis qu’il a finalisé son arrivée chez les Stambouliotes, il a pu s’imposer comme un joueur décisif dans le onze. Même les supporters se sont rendu compte de sa plus-value chez les «Aigles Noirs». D’ailleurs, celui qui est prêté par Leicester City a indiqué que «les supporters ont fait une cagnotte pour permettre au club de finaliser mon transfert, un autre m’a dit qu’il se ferait tatouer mon nom sur son dos si je restais. Ça me fait beaucoup rire, mais ça me fait aussi chaud au cœur.»

Doublé en ligne de mire
Samedi, à l’heure de jeu, le Galatasaray était champion de Turquie. Vint alors ce penalty pour le Beşiktaş qui était accroché (1/1) chez le Götzepe. C’était peut-être l’ultime cartouche pour reprendre les rênes du classement et s’adjuger le titre. Et qui c’est qui avait pris ses responsabilités ? Rachid Ghezzal. Inévitablement.
Il jouait probablement gros sur ce coup de pied arrêté. Le rater pouvait mener à la perte du titre et ruiner toute la réputation bâtie depuis des mois. Surtout que, dans le haut niveau, on ne se souvient que des finalités. Cependant, en bonhomme, le Fennec s’est présenté à 9m et a remarquablement transformé la sentence. Patron.
Après la clôture du challenge national, il reste désormais la Coupe de Turquie et la finale, prévue demain (18h45), contre Antalyaspor. Dans cette compétition, Ghezzal n’a pas trouvé la faille et n’a pas pu délivrer de passes en trois apparitions. Si jamais il se montre décisif pour décrocher le trophée, certains vont peut-être le tatouer sur la peau. Pour l’anecdote, un autre Algérien avait déjà pu empiler la coupe et le championnat de Turquie. Il s’agit de Sofiane Feghouli avec Le Galatasaray lors de l’opus 2018-2019. Quant au Beşiktaş, il a déjà vu double lors des séquences 1989-1990 et 2008-2009.