Par Feriel Nourine
Les services de sécurité relevant du ministère de la Défense nationale ont réussi à démanteler une cellule composée de partisans du mouvement séparatiste MAK, indique un communiqué publié par le ministère sur son site électronique. Le démantèlement a eu lieu dans le cadre des investigations sécuritaires relatives à l’opération menée, à la fin du mois de mars dernier, par les mêmes services, précise le communiqué. Les éléments du MAK arrêtés sont «impliqués dans la planification d’attentats et d’actes criminels lors des marches et des rassemblements populaires dans plusieurs régions du pays», souligne le ministère de la Défense nationale, ajoutant que l’opération de démantèlement effectuée dans les rangs du mouvement séparatiste s’est également soldée par «la saisie d’armes de guerre et d’explosifs destinés à l’exécution de ses plans criminels». Elle a, par ailleurs, dévoilé «une dangereuse conspiration ciblant le pays, fomentée par ledit mouvement», poursuit la même source, citant les «graves aveux de l’ex-membre du mouvement subversif MAK, le dénommé H. Nouredine, aux services de sécurité».
Ces aveux «ont révélé l’existence d’un plan criminel perfide visant à perpétrer des attentats pour exploiter, ensuite, les images dans leurs campagnes subversives et implorer l’intervention étrangère dans les affaires internes du pays», lit-on dans le communiqué. «En outre, ce plan a levé le voile sur l’implication de plusieurs membres du mouvement séparatiste MAK ayant bénéficié d’entraînements au combat à l’étranger avec le financement et le soutien de pays étrangers», insiste le ministère de la Défense nationale.
L’annonce du démantèlement d’une cellule du MAK renvoie aux déclarations faites par le président de la République lors de la dernière réunion du Haut-Conseil de sécurité, au début du mois en cours. Une réunion consacrée, en bonne partie, aux événements qui sont en train de marquer les marches du Hirak depuis leur retour il y a plusieurs semaines, notamment ceux provoqués par «les séparatistes et les mouvements illégaux avec une référence proche du terrorisme qui profitent des marches hebdomadaires».
Référence faite implicitement au MAK, dans le cas des séparatistes, et à Rachad, dans celui des mouvements illégaux avec une référence proche du terrorisme. Ces deux partis, accusés d’infiltrations dangereuses dans les rangs du Hirak pacifiste, sont désignés par le HCS comme étant carrément une menace qu’il faudra combattre. A ce propos, Abdelmadjid Tebboune n’avait pas manqué de souligner que «l’Etat ne tolérera pas ces écarts qui n’ont rien à voir avec la démocratie et les droits de l’homme». Le chef de l’Etat a instruit à « l’application immédiate et stricte de la loi et en mettant fin à ces activités non innocentes et les dépassements sans précédent, notamment envers les institutions étatiques et leurs symboles, qui tentent de bloquer le chemin de la démocratie et du développement en Algérie».
Pour rappel, Mohamed Larbi Zitout, fondateur du mouvement Rachad, fait partie des quatre accusés faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé par la justice algérienne pour «une grave affaire pénale d’atteinte à l’ordre public et la sécurité et la stabilité de l’Etat».