Comme prévu, la série sanitaire algérienne de l’automne a commencé. Tel que constaté par tout le monde, elle concerne cette fois le vaccin anti-Covid avec ses nombreuses phases. Avant même la matérialisation de la «quête», un problème, et de taille, s’est emparé de l’actualité sanitaire algérienne. Il s’agit de la cacophonie engendrée par les déclarations contradictoires de plusieurs responsables du secteur sanitaire. Trois personnes se sont ainsi distingués ces derniers jours par des sorties médiatiques pour le moins inconséquentes. Le trio, en l’occurrence le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, le membre du comité scientifique de lutte contre le Covid 19, Mohamed Bekkat Berkani, et le Président de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire (ANSS), Kamel Sanhadji, s’est retrouvé embourbé dans des polémiques médiatiques inadéquates en ces temps de crise sanitaire.
Avant même les appréhensions sur son utilisation, ou pas, par les citoyens, les débats contradictoires ont déjà commencé avec des questions aux réponses (pour le moment) évasives ou tout au moins contradictoires. Sera-t-il mis gratuitement à la disposition de la population ? Quand sera-t-il disponible ? L’Algérie a-t-elle les moyens adéquats pour le stockage à basses températures des vaccins ? Ces trois interrogations restent encore d’actualité puisqu’aucune réponse claire et nette n’a été donnée.
L’autre question que les citoyens se posent toujours concerne le choix du vaccin. Plusieurs «modèles» sont mis en avant. Ceux du tandem américano-allemand, Pfizer/BioNtech, ainsi que celui du laboratoire US Moderna, et même s’ils sont très présents médiatiquement, ne semblent pas capables de gagner le marché algérien. Les moyens logistiques pour la conservation de ces deux vaccins sont le principal obstacle à leur «importation». Il reste pour l’Algérie les deux options de l’Est, de la Russie et de la Chine. Plusieurs indications montrent que ce sont les solutions les plus probables. D’ailleurs, il est d’ores et déjà question de produire les vaccins russe et chinois en Algérie même. C’est qu’il ne faut pas s’attendre à un seul choix. C’est d’autant possible qu’hier même, le ministre des finances, Aymen Benabderahmne, a indiqué que l’Etat allait consacrer un budget spécial pour l’acquisition du vaccin. Reste maintenant que tout ce beau monde accorde ses accordéons.