Attention, phrase choc ! «Ils ont dit : «La tête doit tomber !» J’ai remis mon mandat et soudain, la FIFA n’était plus considérée comme une organisation mafieuse par la justice américaine mais comme une victime ». A 84 ans, l’ancien président de la FIFA Sepp Blatter a déclaré hier à l’agence de presse suisse Keystone-SDA qu’il avait quitté son poste en raison de la très forte pression exercée par les autorités américaines au moment où celles-ci enquêtaient sur la corruption au sein de l’institution qu’il dirigeait.
À peine réélu, Blatter avait démissionné le 2 juin 2015, peu après l’arrestation de plusieurs officiels de la FIFA à Zürich. Quatre mois plus tard, la commission d’éthique de la FIFA décidait de le suspendre. À l’époque, Blatter avait répété qu’il n’avait pas démissionné. Sauf que, lors de l’élection suivante pour la présidence de la FIFA, il n’avait pas été autorisé à se présenter. Ses propos éclairent cette période d’un jour nouveau.