Apparemment, les opérations de renouvellement du tiers des membres du Sénat, prévu le 29 décembre courant, ne se dérouleront pas selon les plans du FLN, parti majoritaire à Annaba. En effet, c’est un véritable pavé dans la mare que vient de jeter Ammouri Noureddine, candidat malheureux à la primaire du vieux parti, battu à plate couture par le président de l’APW, Hammoud Abdennacer, par 123 voix contre 58.

M. Ammouri, qui a plus d’un tour dans son sac, a vite fait de constituer un dossier de candidature indépendant pour le fauteuil de sénateur, qu’il compte enlever étant fort du soutien de certains élus au niveau des APC et de l’APW. Cette perspective qui a quelque peu inquiété les ténors locaux du parti a été rapidement évacuée car la direction de la réglementation et des affaires générales (Drag) qui a rejeté le dossier du candidat sans pour autant en signifier les motifs. La colère de M. Ammouri face à cette situation a donné lieu à une mobilisation de ses soutiens, qui ont promis de faire capoter l’élection du président de l’APW en exercice qui, selon ses calculs, se voyait déjà siéger à la Chambre haute du Parlement comme son prédécesseur Laïd Hadji. Le RND, qui présente son propre candidat à cette élection, dopé par cette scission, se frotte déjà les mains, espérant convaincre les frondeurs de reporter leurs voix sur son candidat. Cette levée des boucliers de certains élus de la majorité augure des jours sombres au FLN à Annaba, au moment où cette formation est confrontée à un problème de leadership au sommet. De statut de favori pour enlever le tant convoité siège de sénateur, le FLN affiche désormais un profil bas et ce en l’absence d’un chef charismatique qui mettrait de l’ordre dans la maison FLN au niveau national et surtout au niveau local, qui constitue sa force de frappe.