Supervisée par Kharchi Fouad, membre du bureau politique, la primaire FLN pour le renouvellement partiel de la Chambre haute du Parlement s’est déroulée avant-hier et prolongée jusque tard et les prétendants au fauteuil de sénateur ont dû attendre le second tour pour être départagés.

En effet, les candidats en course, au nombre de 17 au départ, n’étaient plus que 11 à l’ouverture du scrutin, 6 parmi ces derniers ayant préféré se retirer anticipant sur les résultats, car sachant que cette course est, pour eux, perdue d’avance. Il faut dire qu’il y avait là de grosses cylindrées du FLN local, entre autres le président de l’APW, le président de l’APC de Annaba, le coordinateur de la mouhafada FLN et Ammouri Noureddine, ex-secrétaire général du syndicat Sider, déposé au mois de septembre passé et protégé de Bahaeddine Tliba.
Au 1er tour, trois noms sont sortis du lot, les 189 élus FLN s’étaient prononcés en accordant 76 voix à Hammoud Abdennacer (P/APW), 47 à
M. Ammouri et 33 au président de l’APC Farid Mrabet qui, il faut le signaler, comptait rafler la mise et passer dès le premier tour. Mais ses calculs se sont avérés faux, il croyait avoir le soutien de ses pairs qui lui ont préféré le président de l’APW.
Le passage au 2e tour assuré pour Hammoud Abdennacer et Ammouri Noureddine, le jeu des coulisses a commencé. Les 40 minutes accordées par le superviseur avaient été exploitées par les deux candidats en course pour essayer de convaincre leurs pairs et ainsi obtenir leurs voix. Mais il faut dire que cette fois, la chkara n’a pas fonctionné, les grands électeurs ne se sont pas laissés tenter ni par les promesses faites ni par la proximité et encore moins par l’argent. Et pour barrer la route au poulain de Tliba, toutes les voix tombées dans l’escarcelle du P/APC d’Annaba ont été reportées sur le président de l’APW, qui s’est trouvé de ce fait investi par 123 voix, contre 58 pour M. Ammouri qui a, malgré tout, réussi à glaner 11 autres voix par rapport au 1er tour. Une défaite cuisante donc pour le député Tliba qui voulait remettre en selle son poulain en l’envoyant au Sénat, et ce après avoir été dégommé de son poste de secrétaire général du syndicat Sider. Mais l’urne a, pour une fois, battu à plate couture la chkara qui avait auparavant fait et défait des candidats. Le FLN pourrait donc arracher haut la main le siège de sénateur, le 29 décembre prochain, lui qui détient la majorité absolue avec 188 élus, si la discipline qui a caractérisé la primaire est maintenue le jour J.