La deuxième édition de la semaine du film d’animation, organisé par l’Institut français d’Alger (IFA), qui a débuté le 9 décembre, a été clôturée samedi avec la projection de «Zombillénuim » d’Arthur De Pins et Alexis Ducord, sorti sur le grand écran en octobre 2017.

Les cinéphiles, petits et grands, ont assisté samedi passé à l’Institut français d’Alger (IFA), à la projection de « Zombillénuim » d’Arthur De Pins et Alexis Ducord sorti sur le grand écran en octobre 2017. Les présents ont ainsi été transportés dans le parc d’attractions d’épouvante « Zombillénium ». Bienvenue dans un parc d’attractions construit sur une ancienne mine et peuplé de vrais monstres en tous genres. Zombies, vampires, loups garous et autres démons sont de vrais monstres dont l’âme appartient au diable. Des monstres qui sont « fatigués de leur job, fatigués de devoir divertir des humains consuméristes, voyeuristes et égoïstes. Bref, fatigués de la vie de bureau, en général, surtout quand celle-ci est partie pour durer une éternité ». Mais l’arrivée d’Hector, papa de Lucy, contrôleur des normes de sécurité, déterminé à fermer l’établissement, va changer la donne et place Francis, le Vampire qui dirige le Parc, dans la nécessité de mordre pour préserver leur secret. Adapté par Alexis Ducord, de sa propre bande dessinée en 3D, Arthur de Pins présente au grand public son univers graphique ainsi que sa critique de la société de consommation, la lutte des classes et les rapports humains.
Ainsi la projection de « Zombillénuim » d’Arthur De Pins et Alexis Ducord clôture cette deuxième semaine d’animation marquée par « les toutes dernières pépites du cinéma d’animation français et européen », comme « La Tortue rouge », « Ibqal, l’enfant qui n’avait pas peur », « Louise en hiver » ou encore « Le grand méchant renard et autres contes ».

Cibler un public le plus large possible
A propos des critères de sélection des films, Abdenour Hochiche, chargé de mission cinéma à l’IFA, souligne que «la sélection s’est faite sur un éventail assez large de ce que peut être le cinéma d’animation français aujourd’hui. Nous avons essayé de cibler un public le plus large possible, à travers la programmation des films pour enfants, des films un peu plus dans la contemplation, ou encore deux projections dédiées à Jacques Prévert, sans oublier le ciné-concert avec Khoury Project sur un film d’animation allemand datant des années 1920 ».
Pour rappel, la cérémonie d’ouverture s’était déroulée à la salle El Mougar où l’Institut français d’Alger et le Goethe Institut ont proposé un ciné-concert «Les aventures du Prince Ahmed ». Le premier film allemand de l’histoire du cinéma d’animation, inspiré des « Contes des Mille et Une nuits » mis en musique par le groupe The Khoury Project. « Les trois frères jordano-palestiniens, prodiges du oud, du kanoun et du violon, transportent le public dans l’univers magique du prince Ahmed. »
Cette semaine d’animation a également été marquée par la présence des réalisateurs et spécialistes du film d’animation à l’instar de Carole Aurouet, spécialiste de Jacques Prévert, de la scénariste et productrice Delphine Maury, de la productrice Malika Brahmi, des réalisateurs Fabrice Nzinzi et Michel Fuzellier.
Dans le cadre de cette deuxième semaine d’animation, des projections et rencontres ont également eu lieu à Tlemcen, à Annaba, à Constantine et à Béjaïa. A ce propos, le chargé de mission cinéma souligne qu’«il s’agit pour nous d’élargir le plus possible l’audience de cette semaine du film d’animation à travers nos antennes (Annaba, Constantine, Tlemcen et Oran) sans oublier nos partenaires associatifs qui participent aussi à la programmation des films d’animation que nous proposons, comme c’est le cas cette fois de l’association Project’heurts de Béjaïa».
A ce sujet, Abdenour Hochiche précise que «certains réalisateurs ou intervenants (producteur, directeur d’écriture…) étaient là pour accompagner les films mais aussi pour établir un débat et des discussions avec le public présent à cette occasion.
Ceci est une tradition de l’IFA que d’essayer de faire se rencontrer les réalisateurs avec le public, ce qui donne souvent des débats passionnants, riches et utiles à tous ». Il ajoute : « Le public était, comme à chaque fois, réceptif et actif en participant notamment aux débats. Il y a aussi un nouveau type de public qui immerge pour ce genre de cinéma. C’est pour cela que nous allons continuer à explorer cette piste du cinéma d’animation pour donner à voir à ce public les œuvres qui marquent ou qui marqueront le cinéma d’animation. »