Une augmentation dans la production de l’Opep a été réalisée pour le compte de décembre, a rapporté hier Bloomberg. L’agence américaine précise qu’il s’agit d’une hausse de 150 000 barils par jour opérée le mois dernier par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, citant «une nouvelle enquête» qu’elle a menée sur ce sujet.
Le Nigeria a grandement participé au relèvement de l’offre de l’organisation pétrolière, et ce, après avoir réussi à réprimer des activités de vols de son pétrole, indique la même source.
En octobre dernier, les autorités nigérianes ont découvert une connexion sous-marine illégale de 2,5 miles depuis le terminal d’exportation nigérian de Forcados. Il fonctionnait sans être détecté depuis environ neuf ans, avait alors déclaré la compagnie pétrolière publique NNPC. Ce vol, attribué à des «voyous» faisait perdre au pays 600 000 bpj de brut, et l’enquête de Bloomberg fait ressortir un sommet de 1,35 million de bpj atteint en huit mois.
En dépit des 150 000 bpj ajoutés en décembre, la production de l’Opep reste en-deçà des quotas désignés, poursuit l’agence de presse, évoquant une chute de 744 000 bpj en novembre.
Au même mois, la production de l’Arabie saoudite a chuté de 404 000 bpj, à 10,474 millions de bpj, et les Émirats arabes unis, le Koweït et l’Irak ont également connu des baisses de production, portant la production de l’organisation à 28,826 millions de bpj, le plus bas depuis juin, croit savoir encore Bloomberg le plus bas depuis juin.
Côté marché, les inquiétudes en Chine poussaient encore plus vers le bas les cours, hier. Les deux références mondiales du brut chutaient fortement, lestées par la situation sanitaire chez le premier importateur mondial, qui fait face à un important regain épidémique de Covid-19.
Vers 16H00 GMT, le Brent de la mer du Nord pour livraison en mars, reculait de 4,86%, à 78,11 dollars le baril, alors que le WTI pour livraison à la même échéance reculait de 4,86%, à 78,11 dollars le baril.
Cette baisse des cours est largement attribuée par les analystes aux craintes pour la consommation d’or noir en Chine, le pays faisant actuellement face à sa pire flambée de cas de coronavirus depuis le début de la pandémie.
D’autant que «malgré l’assouplissement de sa politique de zéro Covid, l’économie chinoise s’affaiblit», note-t-on. L’activité manufacturière en Chine a reculé en décembre pour le cinquième mois consécutif, selon un indice indépendant publié mardi, les usines ayant été perturbées par des foyers de contamination.