Le président du Syndicat algérien des paramédicaux (SAP) Ghachi Lounès estime, dans une déclaration à Reporters, que la situation épidémiologique est «dans l’ensemble sous contrôle en Algérie grâce aux mesures de confinement instaurées et des moyens mis à la disposition des professionnels de la santé pour endiguer la propagation de l’épidémie du coronavirus».
Ce dernier regrette, toutefois, qu’un nombre important du personnel paramédical a contracté le Covid-19 pendant l’exercice de ses fonctions, sans communiquer toutefois un chiffre.
Au début de l’épidémie, les personnels médical et paramédical ainsi que celui du secteur libéral ont soulevé le manque et l’indisponibilité des moyens consacrés aux services d’accès aux soins, pourtant indispensables pour se protéger des maladies. Une situation qui continue de susciter la polémique et a conduit, en particulier, les médecins libéraux à suspendre toute activité de crainte de s’exposer au danger. Mais à en croire le SAP, cette situation est réglée au niveau du secteur public. «On a mis à notre disposition des moyens et équipements de protection, contrairement aux premières semaines où on a été confrontés à un manque aigu notamment en masques», indiquera Ghachi Lounes.
A une question sur la possibilité de prolongation du confinement ou d’un déconfinement, le président du SAP estime que la décision est du ressort des autorités compétentes auxquelles parviennent quotidiennement des rapports exhaustifs sur la situation sanitaire et l’évolution du Covid-19 dans le pays.
Sur un autre volet, le ministère de la Santé a adressé une note aux Directions de santé publiques (DSP) dans laquelle il appelle les directeurs, ceux de l’Institut Pasteur et des CHU à établir une liste du personnel administratif, médical et paramédical mobilisé dans la lutte contre le coronavirus. Cette correspondance est liée à la prime exceptionnelle octroyée par le président de la République, Abdelmadjid
Tebboune, au profit des professionnels de la santé qui sera versée mensuellement durant une période de 3 mois renouvelables selon des montants forfaitaires allant de 10 000 DA au profit des personnels administratifs et de soutien, 20 000 DA pour le personnel paramédical et de 40 000 DA pour le personnel médical.
«Ce que nous faisons est un devoir national, qui rentre dans le cadre de nos fonctions», dira à propos le président du SAP. «On ne fait qu’honorer nos engagements et assumer nos responsabilités en ces temps de crise sanitaire», poursuit notre interlocuteur. «J’espère qu’aucune partie ne sera exclue de cette prime exceptionnelle et qu’elle sera attribuée à tout le corps médical mobilisé sans exception», conclut Ghachi Lounès. <