Si la prochaine rentrée scolaire dépend de l’évolution de la situation épidémiologique et des rapports du Comité scientifique de lutte contre le coronavirus, ce n’est pas le cas pour les établissements universitaires dont la rentrée semble désormais suspendue à l’annonce des résultats du baccalauréat.
C’est ce qu’a indiqué le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdelbaki Benziane, lequel a fait savoir que l’année universitaire 2020/21 pourrait avoir lieu fin novembre ou début décembre. Le premier responsable du secteur, qui s’est exprimé en marge de la Conférence nationale des start-ups, a expliqué cependant que ladite échéance n’est pas une « date définitive » et que son département n’a pas encore tranché la date définitive de la rentrée universitaire.
« La date officielle de la prochaine rentrée universitaire est tributaire de celle de l’annonce des résultats du baccalauréat 2020 et de l’opération d’orientation et d’inscriptions des lauréats, une procédure qui dure environ un mois », a-t-il expliqué. Selon lui, il n’est pas possible d’organiser une rentrée universitaire alors la première année est conditionnée par les résultats du baccalauréat et à l’intégration des étudiants qui réussissent, en plus bien entendu, des procédures d’inscriptions. « Nous ne pouvons pas parler de la rentrée universitaire sans prendre en compte la première année universitaire qui est liée aux résultats du baccalauréat, ainsi qu’à l’orientation et aux inscriptions des lauréats, une procédure qui dure environ un mois, a insisté M. Benziane, qui n’a pas évoqué, une fois n’est pas coutume, le paramètre relatif à la crise sanitaire.
Le ministre a fait savoir, sur un autre registre, que cette rentrée universitaire sera marquée par de nouvelles dispositions en faveur des étudiants, en annonçant le rallongement de la liste des choix de spécialistes de 6 à 10 pour les nouveaux bacheliers et l’introduction de nouvelles spécialités.
Les établissements universitaires ont adapté un protocole sanitaire strict pour gérer la présence des étudiants et du personnel enseignant et administratif, qui ont effectué leur retour progressif présentiel fin septembre, sachant que la clôture de l’année universitaire 2019-20 est prévue le 30 novembre prochain.
Pour rappel, les universités ont dispensé des cours à distance aux étudiants depuis que ces dernières ont fermé les portes, le 12 mars dernier, en raison de l’épidémie de coronavirus. C’est dans ce sens que le ministère, selon son premier responsable, s’est dirigé vers l’adoption de l’enseignement à distance, la formation en alternative, en fonction des exigences de la modernisation.