Les travaux du premier Congrès international sur les énergies renouvelables, la sécurité énergétique et alimentaire ont débuté hier à Alger sous le thème «les piliers d’un développement national durable».

À cette occasion, le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, a rappelé l’intérêt pour l’Algérie d’élargir «la base des réserves de pétrole et de gaz» à travers l’intensification des efforts d’exploration du domaine minier national qui demeure « sous-exploité». Il s’agit d’optimiser les rendements de ce secteur au vu de la conjoncture de plus en plus difficile et de la concurrence toujours aussi forte autour des secteurs pétrolier et gazier. Des paramètres qui nécessitent, selon M. Guitouni, «une exploitation optimale des réserves prouvées par l’augmentation du taux de récupération des gisements», et ce, afin d’en accroître la production ou d’allonger leur durée de vie. « L’Algérie dispose de ressources conventionnelles d’hydrocarbures d’un niveau appréciables dont une partie seulement a été traduite en réserves prouvées récupérables », a-t-il relevé. Il a aussi souligné que l’objectif du secteur est d’assurer une exploitation optimale des réserves prouvées par l’augmentation du taux de récupération des gisements afin d’en accroître la production et/ou d’allonger leur durée de vie. D’autre part, le ministre de l’Energie est revenu sur l’orientation de son département consistant à évaluer les ressources non conventionnelles d’hydrocarbures du pays afin de «définir les conditions optimales pour leur exploitation à long terme», que ce soit sur les plans technique, économique ou en matière de protection de l’environnement.
Enfin, les ressources énergétiques non fossiles, soit les renouvelables, et singulièrement, le solaire, sont progressivement mobilisées en vue de leur déploiement à plus grande échelle à moyen terme, a-t-il soutenu.
Ainsi, afin d’assurer la sécurité énergétique du pays, Mustapha Guitouni a insisté sur la mobilisation de l’ensemble des types d’énergie, assurant que la diversification du mix énergétique aura un impact positif en matière de protection de l’environnement, dont la réduction de la pollution et des émissions de gaz à effet de serre. Mais, «le volet «offre» ne pourra pas, à lui seul, assurer la sécurité énergétique si la question de la demande n’est pas traitée et que libre cours est laissé à la consommation de s’emballer dans la durée», a cependant averti le ministre.
Il a estimé que l’un des objectifs de la sécurité énergétique est d’assurer une mise à disposition du produit et un service de qualité pour les ménages et les activités économiques. D’autant que pour l’activité économique, la disponibilité de l’énergie est un paramètre important dans l’évaluation du climat des affaires. C’est ainsi que M. Guitouni a rappelé la nécessité de poursuivre le développement des infrastructures de transformation, de stockage, de transport et de distribution. «Elles requièrent d’importants investissements pour leur extension et leur consolidation pour l’immédiat et pour répondre aux besoins présents et futurs», a-t-il indiqué. Par ailleurs, il a soutenu que le triple défi de la sécurité dans les domaines de l’énergie, de l’eau et de l’alimentation doit être relevé en accordant aussi la priorité à la formation des ressources humaines, pour disposer des compétences et de l’expertise dans ces filières. Enfin, le ministre ne manquera pas non plus de souligner que le défi sera leur apport à l’industrialisation du pays et sa diversification et modernisation économiques.