«National health security is fundamentally weak around the world. No country is fully prepared for epidemics or pandemics, and every country has important gaps to address»
(NTI, EIU, Johns Hopkins University, October 2019).

Par Arezki Ighemat  
A la date du 2 juillet 2020, le nombre de personnes affectées par la pandémie du coronavirus était de 10 803 599 dans le monde considéré dans son ensemble et le nombre de décès dus au virus était, à la même date, de 518 968. En Algérie, les chiffres étaient, toujours à la même date, de 14 272 cas et 920 décès. Comparée aux récentes pandémies de notre siècle, la présente pandémie est, de loin, la plus grave : la pandémie de SARS de 2002-2003 avait fait 770 morts ; celle de Ebola de 2014-2016 avait fait 11 000 morts ; et celle du MERS de 2015-présent avait fait 850 morts. La plupart des experts médicaux et analystes politiques pensaient que, en raison des progrès gigantesques réalisés dans le domaine de la médecine à travers le monde, notamment dans le domaine des vaccins contre les maladies infectieuses, la pandémie actuelle pourrait être éradiquée sans grande difficulté. La vérité est que la pandémie de Covid-19, comme on l’appelle aussi — et qui n’a pas encore dit son dernier mot— a eu des conséquences beaucoup plus catastrophiques que prévues. La raison est que, contrairement aux idées reçues, la majorité des pays affectés aujourd’hui par cette pandémie n’étaient pas préparés ni dans la prévention, ni dans la lutte contre ce fléau global. C’est ce que révèle en 2019 le « Global Health Security Index » (GHS Index), un indice développé par un collectif d’institutions internationales de recherche dans le domaine de la sécurité sanitaire. Comment cet indice mesure-t-il le degré de [non]préparation des pays contre les pandémies éventuelles ? Quelle est, selon cet indice, la performance des pays en matière de prévention et de lutte contre ces pandémies ? Quelle est la situation particulière de l’Algérie au vu de cet indice ? Et, enfin, quelles sont les recommandations des promoteurs du GHS Index pour permettre une meilleure prise en charge des pandémies dans le futur ? C’est à toutes ces questions que nous tenterons de répondre dans le présent papier.

Qu’est-ce que le GHS Index et comment mesure-t-il la (non)préparation contre les pandémies ?
Pour comprendre la signification du GHS-Index, il est nécessaire de répondre à trois questionspréliminaires : (1) qu’est-ce que le GHS-Index et comment il est né ; (2) quelle est son utilité ; et (3) quelles sont les catégories qui le composent.
S’agissant de son historique et de sa signification, le GHS-Index a été développé en octobre 2019 par un panel de 21 experts en épidémiologie venant de 13 pays et a été sponsorisé partrois institutions internationales prestigieuses : le NTI (NuclearThreat Initiative), EIU (The Economist Intelligence Unit), et Johns Hopkins University (notamment son Center for Health Security). Le GHS-Index est la première évaluation exhaustive de la sécurité en matière de santé au niveau global. Le GHS-Index a pour but d’évaluer et de mesurer les risques impliqués par les maladies infectieuses qui sont susceptibles de devenir des épidémies ou des pandémies d’une ampleur mondiale. Le GHS-Index a été établi sur la base de données publiques collectées dans 195 pays et dans plusieurs organisations internationales comme WHO (World HealthOrganization), World Organization for Animal Health (anciennement appelée OIE, Office International des Epizooties), FAO (Food and Agricultural Organization) et à partir de sources académiques diverses et a bénéficié de la collaboration de plusieurs organisations philanthropiques comme la Bill et Melinda Gates Foundation, l’Open Philanthropy Project et la Robertson Foundation.
S’agissant de l’utilité du GHS-Index, il faut rappeler que le monde peut faire face à tout moment à une menace potentielle créée par des pathogènes accidentellement ou délibérément répandus qui pourraient causer des dommages plus grands que les pandémies qui se produisent naturellement. La science, qui a rendu possible la lutte contre les maladies épidémiques, a aussi permis la création de pathogènes dans des laboratoires de recherche pouvant être répandus dans l’environnement et causer des pertes humaines en grand nombre. Le fait que beaucoup de pays ne sont pas suffisamment préparés à lutter contre ces pathogènes a eu pour résultat un agrandissement des déficits en capacités de réponse contre ces maladies naturelles ou humainement créées. Le GHS-Index a pour but d’éclairer les leaders politiques sur ces déficits et de mobiliser les ressources et la volonté politique nécessaires pour réduire leur amplitude aux niveaux national et international.
Concernant les catégories qui composent le GHS-I, elles sont au nombre de six : la prévention, la détection et le « reporting » (publication), la rapidité de réponse, les systèmes de santé, le respect des normes internationales et l’environnement porteur de risques.
La première catégorie—la prévention—consiste à prévenir l’émergence ou la propagation de pathogènes, y compris ceux constituant un risque grave de santé publique. Les indicateurs utilisés dans cette catégorie évaluent la résistance antimicrobienne, les maladies zoonotiques (causées par la transmission des animaux aux humains), la biosécurité et la vaccination. La seconde catégorie—détection et « reporting»—consiste en la détection et le « reporting » des épidémies à ampleur internationale pouvant se propager en dehors des frontières nationales ou régionales. Les indicateurs utilisés ici évaluent les systèmes de laboratoires, la surveillance en temps réel, le « reporting, les ressources humaines dans le domaine épidémiologique et les données portant sur les relations entre les animaux, les humains et l’environnement sanitaire. La troisième catégorie—la rapidité de réponse—consiste à évaluer la rapidité de réaction à toute irruption épidémique. Les indicateurs de cette catégorie évaluent le niveau de préparation et de planification des réponses, les plans opérationnels de réponse, les actions en cas d’urgence, tout en liant la santé publique et les autorités sécuritaires, la communication sur les risques, et les restrictions au commerce et aux voyages. La quatrième catégorie—les systèmes de santé—a pour but de déterminer les systèmes de santé qui sont suffisants et consistants à même de traiter les maladies épidémiques et protéger les travailleurs de la santé. Les indicateurs mis en œuvre dans cette catégorie évaluent la capacité de soins des cliniques, des hôpitaux et des centres de santé communautaires, le déploiement du personnel de santé, l’accès aux soins, la communication avec le personnel de santé pendant les urgences, les pratiques de contrôle des infections et la disponibilité des équipements de santé, et, enfin, la capacité dans le domaine du « testing ». La cinquième catégorie — le respect des normes internationales — vise à améliorer les capacités nationales, les plans de financement destinés à réduire les « gaps » sanitaires et l’adhésion aux normes globales. Les indicateurs entrant dans cette catégorie évaluent la capacité de réduction des risques de désastres, l’adhésion aux normes internationales relatives à la santé publique, les engagements internationaux, notamment ceux de WHO, de l’OIE (World Organization for Animal Health), PVS (Performance of Veterinary Services), le partage des informations sur les données biologiques et les spécimens. La sixième et dernière catégorie — l’environnement en matière de risques — évalue l’environnement dans le domaine des risques et la vulnérabilité des pays aux menaces biologiques. Les indicateurs inclus dans cette catégorie concernent le risque politique et de sécurité, la résilience socioéconomique, l’adéquation de l’infrastructure, les risques environnementaux, les vulnérabilités dans le domaine de la santé pouvant affecter la capacité des pays à prévenir, détecter et répondre à une épidémie et qui pourraient accroître la probabilité que les irruptions de maladies infectieuses se propagent à d’autres pays.

La performance des pays en matière de prévention et de lutte contre les épidémies
Nous examinerons ici la performance globale des pays et leur performance dans chacune des six catégories décrites dans la première partie du présent article.
Globalement, la performance du monde dans la prévention et la lutte contre les épidémies est clairement et parfaitement résumée dans l’épigraphe placée au début de cet article : « National health security is fundamentally weak around the world. No country is fully prepared for epidemics or pandemics, and every country has important gaps to address” (La sécurité nationale en matière de santé est fondamentalement faible à travers le monde. Aucun pays n’est pleinement préparé contre les épidémies ou les pandémies, et chaque pays a des déficits importants à résorber). Le GHS-Index cite, parmi tant d’autres, quelques domaines où la performance des pays est déplorable. Les données montrent, en effet, que :

  • les pays n’ont pas procédé aux tests de leurs capacités de sécurité sanitaire et leurs capacités ne semblent pas être suffisantes et à même de fonctionner en cas de crise biologique, ainsi que le montre la situation actuelle du coronavirus dans le monde dans son ensemble et la réponse qui y a été donnée,
  • la plupart des pays n’ont pas alloué les ressources budgétaires nécessaires devant réduire les déficits en préparation et faire face aux catastrophes épidémiques ou pandémiques éventuelles,
  • plus de la moitié des pays (sur les 195 enquêtés par le GHS Index) font face à des risques politiques et de sécurité qui réduisent leurs capacités nationales à répondre aux menaces biologiques,
  • la plupart des pays ont des déficits graves dans leurs systèmes de santé pouvant les empêcher de répondre rapidement aux épidémies et pandémies éventuelles,
  • la coordination et la formation sont insuffisantes entre les professionnels de santé et les décideurs politiques,
  • la plupart des pays ne respectent pas les normes internationales en matière de sécurité sanitaire.

Si on analyse la performance chiffrée pour chacune des six catégories entrant dans le GHS-Index, les résultats sont également décevants. Pour évaluer la performance dans chacune des six catégories, le GHS-I classe les 195 pays en trois groupes. Le premier groupe est constitué des pays faisant partie de ce qui est appelé le « Tiers-Inférieur » (ou encore « Faibles Résultats »). Il s’agit des pays ayant un index compris entre 0 et 33,3. Le second groupe, dit « Tiers-Milieu » (ou encore « Résultats Modérés ») comprend les pays ayant un index entre 33,4 et 66,6. Le troisième groupe, dit « Tiers Supérieur » (ou encore « Résultats Elevés ») comprend les pays dont l’indice se situe entre 66,7 et 100). Concernant la performance des pays dans la première catégorie—la prévention—moins de 7% des 195 pays ont des indices faisant partie du Tiers-Supérieur pour ce qui est de leur capacité à prévenir l’irruption ou la propagation despathogènes. Pour ce qui est de la seconde catégorie—Rapidité de réponse—moins de 5% des pays ont un indice dans le groupe « Tiers Supérieur », soit une capacité non négligeable de réaction à l’irruption et la propagation des pathogènes. Pour la catégorie « Détection et Reporting », seulement 19% des pays enregistrent un indice GHS élevé concernant leur capacité à détecter et à rapporter les maladies infectieuses. S’agissant de la quatrième catégorie—Systèmes de santé », l’indice
GHS moyen pour ce qui est des systèmes de santé existants est de 26,4 sur 100, ce qui place les pays dans le groupe le plus bas (Tiers Inférieur). Pour la catégorie « Respect des normes internationales », très peu de pays ont soumis leur rapport appelé « Confidence-Building Measures » entrant dans le cadre de la BWC (BiologicalWeapons Convention) au cours des trois dernières années (2016-2018), ce qui indique leur faible capacité à adhérer aux normes internationales importantes et aux engagements concernant les menaces biologiques. Enfin, concernant la sixième catégorie—Environnement des risques », seulement 23% des pays scorent dans le groupe « Tiers-Supérieur » pour ce qui est des indicateurs liés à leur système politique et à l’efficience de leur gouvernance.

La performance de l’Algérie en matière de prévention et lutte contre les épidémies
La performance de l’Algérie dans les six catégories du GHS Index est indiquée dans le tableau ci-dessous (confectionné par nous sur la base de données fournies par le GHS Index 2019 dans plusieurs tableaux séparés):

Ce tableau montre, on ne peut plus clairement, que l’Algérie se place parmi les pays les moins préparés dans la prévention, détection et lutte contre les épidémies et les pandémies, contrairement au discours officiel qui prétend le contraire. Deux domaines où les lacunes semblent particulièrement importantes sont la détection/reporting et le système de santé où le GHS Index n’est respectivement que de 12et 13,1 sur un total de 100. Dans ces deux catégories, l’Algérie est classée respectivement 174e et 139e sur 195 pays. Le troisième point faible de l’Algérie est dans la catégorie « Réponse Rapide » où elle n’enregistre qu’un indice de 19,6 sur 100 et où son rang est parmi les derniers pays (181e sur 195 pays). La manière dont l’Algérie semble lutter contre l’épidémie actuelle — va-et-vient entre confinement partiel, puis re-confinement, difficulté de localiser les régions les plus affectées, suspicion quant à la fiabilité des chiffres de cas et décès communiqués — compliquée par la reprise des manifestations dans le cadre du « Hirak » et la reprise des rassemblements dans le cadre des fêtes religieuses, des mariages, circoncisions, etc., est une indication que les choses ne semblent pas être maîtrisées comme le prétendent les sphères gouvernementales. En effet, dans son discours du 17 mars 2020 rapporté par l’APS, le président Tebboune—tout en soulignant l’importance stratégique de la relation existant entre la sécurité sanitaire et la sécurité nationale, comme le préconise le GHS Index—déclare : « Nos capacités opérationnelles sont encore intactes et non encore totalement entamées… ». Pour justifier cette déclaration générale, le président donne les chiffres suivants : « 1 550 000 masques de différents types sont disponibles et 54 millions d’autres sont en cours d’acquisition ; 6 000 kits de testing sont disponibles et 15 000 autres sont en cours d’acquisition ; 2 500 lits pour soins intensifs sont disponibles et ce chiffre peut être accru à 6 000 si nécessaire ; 5 000 ventilateurs sont également disponibles » (APS, 17 mars 2020, notre traduction de l’anglais).
Pour rassurer la population et les sphères politiques qui sont inquiètes, le président ajoute : « But I assure you, it’s not time to yield to alarmism or fear, the situation is under control and all the organs of state are on high alert to face any un fore seen event” (Mais je vous rassure, ce n’est pas le moment de céder à l’alarmisme ou à la peur, la situation est sous contrôle et les organes de l’Etat sont en alerte maximum pour faire face à tout évènement imprévu, APS, 17 mars 2020, notre traduction). Lorsqu’on rapproche ces déclarations du gouvernement algérien avec les résultats du GHS Index indiqués dans le tableau ci-dessus, on ne peut que constater le grand « gap » d’information existant entre les deux sources et on se pose naturellement la question : « qui croire ? ».
Sur le plan régional, si on compare les résultats atteints par l’Algérie, tels que montrés dans le tableau ci-dessus, avec ceux atteints par ses deux pays voisins, le Maroc et la Tunisie, on constate qu’avec des ressources financières et économiques beaucoup plus réduites, ces deux pays ont une meilleure performance en matière de prévention et de lutte contre les épidémies. En effet, dans presque la totalité des six catégories du GHS Index, ces deux pays semblent mieux préparés que l’Algérie. C’est ainsi que le Maroc, par exemple, est classé 33e dans la catégorie « Réponse Rapide aux épidémies » avec un indice de 51,5 tandis que l’Algérie est classée 181e. Le Maroc est également 53e dans la deuxième catégorie (Prévention), avec un indice de 58,8 alors que l’Algérie est 124è. La Tunisie, de l’autre côté, est classée 91è dans la quatrième catégorie « Système de santé » avec un indice de 24 quand l’Algérie se place 139è sur 195 pays. Ces déficiences dans le domaine de la prévention et de la lutte contre les pandémies se trouvent aggravées aussi bien par les bouleversements économiques récents et l’instabilité politique née du mouvement « Hirak » du 22 février 2019. La situation économique—chute récente des prix du pétrole et réduction drastique des réserves de change—et l’environnement politique instable ne semblent pas, en effet, arranger les choses. L’Algérie se trouve, tout d’un coup confrontée à trois crises aussi graves l’une que l’autre : la crise du coronavirus, la crise économique et la crise politique. Pour pouvoir résoudre de manière efficiente les deux premières—la crise du coronavirus et la crise économique—, l’Algérie doit d’abord régler sa crise politique. En effet, si la stabilité politique n’est pas établie, c’est-à-dire si un nouveau type de « contrat social » n’est pas établi entre le gouvernement et la population—dont les conditions sine qua non sont la libération des prisonniers d’opinion et l’arrêt des incarcérations de citoyens manifestant pacifiquement—les deux autres crises ne pourront pas être résolues. Ce qu’on constate dans la réalité, c’est une sorte de dialogue de sourds entre la population, d’un côté, et le gouvernement de l’autre. La population (représentée par le « Hirak ») pense qu’elle a fait le premier pas en arrêtant volontairement et provisoirement de manifester et que c’est au gouvernement de faire le second pas, notamment en libérant tous les détenus politiques et en arrêtant les incarcérations de citoyens qui ne font que demander « pacifiquement » un changement. Le gouvernement, de son côté, de la bouche-même du président de la République, considère que c’est à la population de collaborer avec le gouvernement pour résoudre la crise pandémique : « […] l’Etat ne peut pas seul arrêter la propagation de la pandémie si les citoyens ne remplissent pas leur devoir de se protéger eux-mêmes et s’ils ne se conforment pas scrupuleusement aux règles d’hygiène et aux mesures préventives décrétées par le ministère de la Santé et la Commission Nationale de Surveillance de la Pandémie » (APS, 17 mars, 2020, notre traduction de l’anglais). Ce qui est certain, c’est que la crise pandémique et les autres crises (économique et politique) que traverse le pays ne peuvent être résolues que si ce cercle vicieux ou « egg and chickenproblem » est brisé. Et il semble que la balle se trouve plus du côté du gouvernement que de la population.
Parallèlement, l’Algérie doit travailler en coopération étroite avec les autres pays de la région et les organisations internationales car la pandémie actuelle dépasse largement le cadre national et ne peut être résolue par un seul pays, ainsi que le précisent les recommandations du GHS Index que nous abordons ci-après.

Recommandations aux gouvernements nationaux et aux organisations internationales
Les recommandations faites par les promoteurs du GHS Index aux gouvernements nationaux et aux organisations internationales sont au nombre de 33. Pour des raisons d’espace, nous n’indiquerons que celles que nous considérons comme les plus stratégiques dans la prévention et la lutte contre les épidémies :

  • les gouvernements nationaux devraient s’engager à adopter les actions nécessaires pour réduire (voire éliminer) les risques de sécurité sanitaire,
  • la capacité de sécurité sanitaire dans chaque pays devrait être transparente et évaluée régulièrement et les résultats en matière de santé publique devraient être publiés au moins une fois tous les deux ans,
  • les leaders mondiaux devraient tout faire en vue d’améliorer la coordination entre pays, notamment les relations entre les autorités de sécurité et de santé publique,
  • de nouveaux mécanismes de financement devraient être établis pour réduire les déficits en préparation. Un de ces mécanismes est la création d’un nouveau Fonds Multilatéral Global de Sécurité Sanitaire dont la mission serait de réduire les déficits en matière de sécurité sanitaire. Un autre serait l’élargissement de l’IDA (International Development Association) de la Banque Mondiale lui permettant d’inclure dans son agenda la préparation et la lutte contre les pandémies,
  • Le Secrétaire Général de l’ONU devrait désigner un facilitateur permanent (ou une unité) chargé(e) de faire face à l’éventualité de catastrophes biologiques,
  • tous les pays devraient tester leurs capacités de sécurité sanitaire et publier les résultats de ces tests au moins une fois par an,
  • le Secrétaire Général de l’ONU devrait convoquer un Sommet des chefs d’Etat en 2021 portant sur les menaces biologiques avec comme focus les questions de financement et de réponse rapide en cas d’urgence.
  • Arezki Ighemat, Ph.D en économie. Master of Francophone Literature (Purdue University, USA)