La perspective de nouvelles mesures de confinement, conséquemment à la hausse des cas de contaminations quotidiennes à la Covid-19, n’est pas la bienvenue pour l’ensemble des commerçants qui appréhendent un tel scénario.
C’est ce que traduit le président de l’Association nationale des commerçants et artisans (Anca), El Hadj Tahar Boulenouar, pour qui «les commerçants et les artisans, qui peinent encore à surmonter leurs pertes suite aux mesures de confinement les mois passés, ne sont pas prêts à suspendre leurs activités encore une deuxième fois». Nonobstant la hausse des cas de contaminations, le porte-parole des commerçants n’apprécie pas l’idée d’un reconfinement, estimant que «c’est loin de constituer la solution», suggérant une meilleure adaptation et un «respect strict» des mesures barrières et de préventions recommandées par les autorités sanitaires.
«Il est important de compter sur la conscience des citoyens et non pas sur une autre période de suspension des activités», a-t-il déclaré, non sans évoquer les problématiques bureautiques dans le remboursement des commerçants. «Après les mesures prises par le gouvernement pour rembourser les commerçants, ces derniers n’ont récupéré que 10 à 20% de leurs pertes», a pointé le même responsable. Sur sa lancée, il dira que «les commerçants ont beaucoup perdu et les aides de l’Etat n’ont pas couvert les grosses pertes», regrettant que beaucoup d’entreprises soient contraintes à baisser rideau et les malheureuses conséquences d’une telle issue sur de nombreux employés qui se sont retrouvés sans emploi. «Le marché du travail passe par une mauvaise période. Nous ne pouvons pas mesurer les pertes matérielles et humaines tant que la crise est toujours là et tant que de nombreuses activités demeurent en stand-by», a-t-il dit.
S’exprimant sur le transport terrestre, le président de l’Anca regrette la non-reprise de toutes les lignes de transport privé et public à travers le pays d’autant plus qu’il est considéré comme un facteur important dans le développement économique du pays. «La suspension de certains transports et la limitation de circulation empêchent la reprise de plusieurs secteurs, ce qui n’est pas sans engendrer beaucoup de problèmes entre les employeurs et les employés», explique le président de l’Anca. Ce dernier affirme, dans ce sens, que beaucoup d’employés se retrouvent encore bloqués à cause de la non-reprise totale des lignes de transport entre les wilayas. <