Le parti Jil Jadid a rendu compte hier de l’audience que le chef de l’Etat a accordée durant la même journée à son leader, Soufiane Djilali. Dans un communiqué publié en fin d’après-midi, signé de la main du secrétaire exécutif chargé de la communication Habib Brahmia, le parti a indiqué que l’entretien qui s’est déroulé entre le président Tebboune et M. Djilali a duré 1 h 50. Il a porté sur la «situation actuelle du pays et sur les perspectives de construction d’une nouvelle gouvernance». Il a permis «un échange approfondi et sérieux sur toutes les questions sensibles». Selon le communiqué de Jil Jadid, son premier responsable a insisté sur «la libération de l’ensemble des détenus d’opinion, en citant les cas de Karim Tabou, Fodhil Boumala, Samir Belarbi et Abdelwahab Fersaoui, ainsi que tout autre détenu du Hirak». Selon la même source, le «président de la République a affirmé qu’il suivait de près ces questions et que le processus judiciaire en cours permettra une libération rapide de celles et ceux qui sont en détention pour raison d’opinion». Après son abord de la question des médias et son insistance «pour une véritable ouverture et pour que les sites actuellement bloqués soient rapidement libérés», Soufiane Djilali a entendu le chef de l’Etat lui affirmer que «ce dossier devra trouver une solution dans un proche avenir». Sur la Constitution, le communiqué de Jil Jadid souligne que «le Président de la République a confirmé que dès que son avant-projet sera remis par la commission chargé de sa rédaction, un très large débat sera ouvert, incluant la société civile et les partis politiques. Des débats contradictoires seront organisés par les médias audiovisuels publics, et ceux-ci ouverts à l’opposition». «A l’issue du débat, des amendements, des rajouts ou des changements consensuels seront pris en compte», est-il encore ajouté dans le communiqué du parti qui ajoute que «la forme du dialogue autour du projet de Constitution sera adaptée en fonction des propositions». En relation avec la révision prochaine de la Loi fondamentale, et relativement aux «changements proposés par la Présidence», il s’agira de «diminuer les prérogatives du Président de la République, de renforcer le Parlement qui aura le pouvoir d’auditionner publiquement les ministres dans leur gestion et de censurer le gouvernement. Enfin, une séparation réelle sera opérée entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire», est-il mentionné dans le communiqué. Le document de Jil Jadid porte l’indication que «le référendum pour la Constitution sera suivi d’un amendement de la loi électorale et une élection législative serait envisageable avant la fin de l’année en cours». Il y est certifié que «le Président de la République a réaffirmé que c’est grâce au Hirak que l’Algérie a pu se ressaisir et sortir d’une dérive dont les conséquences auraient été catastrophiques».