Par Milina Kouaci
Contrairement aux dernières informations diffusées çà et là selon lesquelles il y a eu un changement dans le calendrier des examens de fin d’année scolaire, rien de vrai dans tout cela, selon des organisations syndicales qui confirment que c’est le calendrier initial qui sera appliqué.
Les dates initiales des examens dans les trois paliers de l’enseignement primaire, moyen et secondaire sont maintenues et aucune note ministérielle faisant état d’une révision du calendrier fixé par la tutelle n’a été communiquée aux directions de l’Education, a-t-on appris de ces organisations syndicales, au moment où la tutelle préfère ne pas répondre.
C’est d’autant plus incompréhensible que la rumeur annonçait le décalage des dates des examens du BEM et du baccalauréat après les élections législatives anticipées prévues le 12 juin prochain. Une rumeur qui s’est répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux. Pendules à l’heure, le ministère de l’Education nationale a fixé le début des compositions à partir du 13 juin 2021.
Ce calendrier concerne les niveaux non concernés par les examens de fin d’année, à savoir les 1re, 2e, 3e et 4e année primaire (AP), les 1re, 2e et 3e année moyenne (AM).
Concernant les classes des 1re et 2e année secondaire (AS), la période des compositions a été fixée du 13 au 17 juin 2021. S’agissant des niveaux concernés par les examens officiels de fin d’année, les compositions de la 5e AP se dérouleront le 1er juin, celles de la 4e AM du 7 au 9 juin, tandis que les compositions de la 3e AS se dérouleront du 6 au 10 juin.
«Le ministère n’a pas communiqué sur un éventuel changement dans le calendrier des examens», indique Boualem Amoura, secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef). Aucune note ministérielle n’a été envoyée aux directions de l’Education ou aux chefs d’établissement leur demandant de prendre les décisions nécessaires. «Ce sont des informations que nous avons apprises par le canal des réseaux sociaux et qui sont, par ricochet, dubitatives», ajoute M. Amoura.
Abondant dans le même sens, le coordinateur du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest), Meziane Meriane, estime que les dates initiales des examens de fin d’année sont maintenues et appellent en parallèle à la suppression de l’examen de 5e.
«Le Snapest a toujours considéré que cet examen est un handicap pour un enfant de l’école primaire», estime M. Meriane. Il rappelle, en effet, que l’éducation est gratuite et obligatoire en Algérie jusqu’à l’âge de 16 ans. Pourquoi alors mettre cet obstacle à partir du moment où on ne peut pas exclure un élève avant qu’il n’atteigne les 16 ans, s’interroge notre interlocuteur. Pour lui, l’examen de 5e «n’a maintenant, aucune raison d’être», poursuit le coordinateur du Snapest, insistant ainsi sur l’obligation de sa suppression et non pas de son annulation.
Mais la possibilité de reculer risque de faire polémique parmi les candidats et leurs parents en particulier. «Les candidats du sud du pays ont des difficultés à passer à une période coïncidant avec les grandes chaleurs», indique Mustapha Nouaouria, syndicaliste à l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef), Ce dernier craint un impact négatif sur les performances et le moral des élèves concernés par les examens nationaux.
«Pour l’instant, il n’y a rien d’officiel, mais je pense que la tutelle procèdera à un changement du calendrier des examens, mais en avançant les dates et non pas de les repousser après le 12 juin», dit M. Nouaouriya. <