Akli Berkati, inspecteur général du travail au niveau du ministère de tutelle, est depuis lundi coordinateur au sein du ministère du Travail et de l’Emploi dans le but d’entretenir le dialogue social et la concertation entre le gouvernement et les syndicats.

Cette mission consiste à « mettre en œuvre et contrôler sur le terrain l’effectivité de l’application des lois et règlements qui touchent les aspects relatifs aux relations de travail, aux salaires et aux conditions de travail », précise Abdelali Droua, le directeur des relations de travail au sein du ministère, invité hier de la rédaction de la Chaîne III de la Radio nationale. « Le coordinateur a une idée sur la législation et la réglementation, il connaît pertinemment tous ces aspects », explique-t-il. Une connaissance qui permettra, selon Droua, d’avoir plus de clarté sur certaines « zones d’ombre » pour les organisations syndicales. Concernant l’implication des syndicats autonomes, l’invité de la Chaîne III n’a pas apporté de précisions sur la question. Toutefois, dans le cadre du projet d’enrichissement du code du travail, « une copie de ce projet sera transmise aux organisations syndicales autonomes.
C’est l’engagement du ministère et du gouvernement, afin d’avoir leurs avis et leurs observations dans le cadre de l’enrichissement qu’ils peuvent y apporter », affirme le directeur, qui confie que le projet a déjà été transmis aux confédérations « les plus représentatives à l’échelle nationale » et que cette initiative impliquera l’ensemble des partenaires sociaux pour la discussion de ce projet « en maturation ». En outre, 66 organisations syndicales sont enregistrées au niveau national, selon le représentant du ministère du Travail et de l’Emploi, des organisations « qui activent légalement conformément à la loi 90-14 relative aux modalités de l’exercice du droit syndical », affirme-t-il. Le projet d’élaboration du nouveau code du travail compte intégrer de nouveaux concepts chers à l’Organisation internationale du travail (OIT) tels que la lutte contre le harcèlement sexuel au travail et l’interdiction de fumer sur le lieu de travail. Au terme de la consultation lancée par le ministère du Travail, le projet aura pour mission de mettre en place « des mécanismes adéquats à travers le dialogue social qui est un moyen civilisationnel pour aplanir l’ensemble des problèmes qui peuvent se poser au sein de la société », prône Abdelali Droua, ceci, afin de s’adapter à « un monde du travail complexe et évolutif ».
Par ailleurs, le projet a été élaboré par les services du ministère du Travail « avec la prise en considération des observations formulées par la commission d’experts de l’OIT, selon l’invité de la Radio nationale, ainsi que celles des inspecteurs du travail lors de missions sur le terrain, ce qui a permis à ces derniers de relever notamment des aspects qui sont devenus « obsolètes par rapport à la situation du pays ».