Abdelmalek Sellal multiplie les rencontres depuis sa nomination en tant que directeur de campagne du candidat Bouteflika. Après sa rencontre avec les moudjahidine, l’Ugta, le patronat, Sellal s’est rendu hier au siège de l’Union nationale des paysans algériens (Unpa), qui représente un autre réservoir électoral qu’il entend mobiliser en faveur du candidat Bouteflika.

Mohamed Alioui, dirigeant de l’Unpa, également membre du FLN, a d’emblée assuré Sellal de l’adhésion de son organisation au programme et à la candidature du Président. «Nous avons soutenu et nous soutenons encore le candidat Bouteflika pour parachever son processus d’édification de l’Etat», a-t-il déclaré, avant de mettre en avant les réalisations du Président dans le domaine de l’agriculture : «Nous saluons l’effacement des dettes des agriculteurs par le Président qui nous a permis de préserver notre outil de production.» M. Alioui a souligné que son organisation «participera à la campagne électorale du candidat Bouteflika», et que les paysans affiliés à l’organisation «procéderont également à l’animation d’une campagne de proximité à travers des rencontres directes avec les agriculteurs et les citoyens sur tout le territoire national». Il a ajouté que les rencontres qui seront organisées par l’Unpa et supervisées par M. Sellal «mettront en relief les réalisations accomplies dans le secteur agricole sous la direction du Président Bouteflika».
De son côté, M. Sellal a indiqué que «l’agriculture est un des secteurs les plus importants de l’économie nationale…Les chiffres sont là et indiquent que nous sommes sur le point de réaliser l’autosuffisance », assurant que «le président de la République a été votre soutien et sera encore votre soutien dans les années à venir s’il est élu». Evoquant le bilan du Président, il a regretté que «certains oublient comment était l’Algérie dans les années 90. C’est grâce à la politique de réconciliation nationale que l’Algérie a retrouvé la paix». Sellal déplore tout autant que «certains doutent des capacités du Président à suivre les affaires du pays. Nous leur disons que la croissance économique de ces quatre dernières années ont été meilleures que les précédentes, ce qui prouve que le Président a des hommes».
La conférence nationale juste après le scrutin
Le directeur de campagne et ex-Premier ministre n’a pas manqué d’évoquer la proposition de la conférence nationale faite par le chef de l’Etat s’il est reconduit à la tête du pays et annoncé qu’elle aura lieu «immédiatement» après le rendez-vous électoral du 18 avril. Il a souligné que ce sera «une conférence nationale consensuelle à laquelle prendront part tous des acteurs de la vie politique et de la société civile et dont les conclusions serviront à enrichir la Constitution».
Il a ainsi affirmé que «tout est ouvert à la discussion à l’exception de la nature républicaine de l’Etat et des constantes nationales». «C’est un nouveau départ que nous prenons dans le cadre de l’édification d’une Algérie forte et moderne», a-t-il noté. Expliquant que le Président est porteur «d’un projet pour le parachèvement de l’édification de l’Etat», Sellal indiquera que «Bouteflika n’a pas besoin de perchoir, mais il ne peut pas laisser l’Algérie au milieu de la route». Reconnaissant, en outre, des «insuffisances dans certains domaines, notamment concernant la jeunesse et la femme», M. Sellal a promis que son candidat «fera mieux s’il est élu». A propos des jeunes, «même s’il y a eu énormément d’efforts, surtout en matière de formations et d’emplois», il promet de mieux remédier au problème la «harga» et de combattre ce phénomène.
«Le phénomène de la harga est un problème de social, culturel et d’étouffement des jeunes», a-t-il noté, relevant que «les jeunes d’aujourd’hui sont ouverts sur le monde et sur les nouvelles technologies». S’agissant des femmes, l’ancien Premier ministre a regretté le fait que «la société n’est pas en phase avec les évolutions». « Ce n’est pas normal qu’on dise à une femme qui fait du sport que sa place est à la maison pour préparer la chorba», a-t-il lancé.