Le sélectionneur national, Djamel Belmadi, ne cesse de surprendre les férus des Verts. Après avoir reconduit le « onze » rentrant du premier match face au Kenya (2-0) pour la deuxième rencontre devant le Sénégal (1-0), il a remanié son «onze » à deux joueurs près lors du dernier match du groupe « C » avant-hier face à la Tanzanie (3-0)

Déjà qualifiée après les deux premières victoires consécutives contre le Kenya et le Sénégal, le sélectionneur des Verts aborde le dernier match avec une équipe quasi remaniée puisqu’on ne retrouve que deux anciens titulaires dans les deux premiers matchs, à savoir le gardien de but, Raïs M’bolhi et le milieu de terrain Bennacer (deux fois élu meilleur joueur du match). Jamais un sélectionneur national des Verts n’a osé un tel remaniement dans le onze des Verts dans une CAN. Mais, Djamel Belmadi l’a bien osé et surtout gagné son pari. Homme à défis, puisqu’il a déjà annoncé, contre toute attente, lors de sa toute première conférence de presse qu’« on va peut-être me prendre pour un fou, mais je l’annonce, je veux remporter la Coupe d’Afrique des nations » justifiant cet objectif en expliquant qu’« il faut avoir de l’ambition en changeant de mentalité ». Et la mentalité qui régnait chez les sélectionneurs des Verts était d’annoncer lorsqu’on aborde une phase finale d’une CAN de « tenter d’aller le plus loin possible et l’objectif cité régulièrement est d’atteindre les demi-finales ». Belmadi, lui, insiste pour jouer avec l’ambition d’aller jusqu’au bout de cette compétition continentale. Et pour le moment, le sélectionneur des Verts réussit très bien sa mission depuis qu’il a pris en main les Verts il y a huit mois. Pour le moment, l’équipe a réussi une très belle entame de compétition avec trois victoires consécutives dans le premier tour de la CAN. Et cela ne s’est plus réalisé depuis 29 ans, soit depuis le sacre des Verts en 1990 à Alger. Espérant donc que ce serait un prélude pour réaliser le même parcours cette fois-ci mais à l’extérieur du pays. D’ailleurs Belmadi l’a fait bien remarquer «jamais nous n’avons arraché un Trophée continentale hors de notre pays. Et nous allons donc tenter de réussir ce pari», insiste le sélectionneur des Verts.
 
Belmadi avec 2 sélections !
Sur trois matchs de cette phase finale de la CAN qui se poursuivra en Egypte jusqu’au
19 juillet prochain, coach Belmadi a réussi à montrer toutes ses capacités «technique et tactique» et surtout ses très bonnes lectures des jeux des adversaires. Il bat le Kenya (2-0), puis le Sénégal, grand favori du tournoi (1-0) et clôture la phase des poules par un troisième succès consécutif face à la Tanzanie. Et lorsqu’on lui évoque le banc des remplaçants, le sélectionneur des Verts réagit « instinctivement » qu’il n’y a pas de titulaires et des remplaçants. Il y a 23 joueurs tous impliqués dans cette CAN. Et ne joueront que ceux qui seront les plus en forme. Cette fois-ci, Belmadi « enfreint » la règle généralement adoptée par les sélectionneurs, en remaniant son « onze » à deux joueurs près. Ce qui explique bien cette méthode qui consistait à travailler au lendemain de chaque match, avec les joueurs n’ayant pas été utilisés dans le match alors que les autres sont à la récupération mis à part le gardien de but M’bolhi, qui manque cruellement de temps de jeu. Et avant-hier, Belmadi a surpris tous les spécialistes et observateurs en effectuant un grand changement dans son onze habituellement titulaire. Il est vrai que le fait d’être déjà qualifiés avant ce match contre les modestes Tanzaniens, jamais un coach n’avait osé effectuer un changement de cette ampleur dans une telle phase. L’exemple de l’Egypte est bien là pour prendre comme exemple la CAN actuelle. Ainsi et après cette large victoire (3-0) devant la Tanzanie, Belmadi vient de gagner deux « sélections » où la concurrence est le maître mot. Et ce changement historique dans le « onze » rentant permettra à Belmadi de gagner encore plus la « confiance » de ses joueurs lui qui ne cesse de dire que «tous les joueurs doivent être impliqués dans cette CAN. Une manière comme une autre de les laisser régulièrement « mobilisés».  Et c’est ce qui fait justement la particularité» de ce technicien aussi perspicace qu’ambitieux et surtout bien pragmatique puisque ne laissant rien au hasard.