Par Bouzid Chalabi
Si le nombre d’accidents a diminué durant les huit premier mois de 2022 comparativement à la même période en 2021, les cas de décès ont, en revanche, augmenté. La moyenne établie est de deux morts quotidiennement. Autre constat important : 30% des accidents de la route sont causés par des jeunes âgés entre 25 et 30 ans . Suivant cette même observation, la montée inquiétante des infractions au code de la route commis par les motocyclistes.
Selon le président de la Délégation nationale à la sécurité routière (DNSR), Moncef Abdelhakim, «il a été comptabilisé du 1er janvier au 30 septembre 2022 près de 13 600 infractions dont 3472 causant accidents graves». Le phénomène, a-t-il ajouté lors de son intervention hier au Forum d’El Moudjahid, concerne «la recrudescence durant ces derniers mois des accidents impliquant les transports publics en commun. A ce propos, le président de la DNSR a fait remarquer que «l’ancienneté des autocars mis en circulation entre 2010 et 2015 sont à l’origine de nombreux accidents de la route causant des centaines de blessés et des dizaines de morts». C’est la preuve que le «acteur vétusté» n’est pas le seul facteur accidentogène «mais qu’il s’agit surtout de la responsabilité de certains chauffeurs.» De son côté le représentant de la DGSN a confié qu’«en zone urbaine ce sont surtout les jeunes qui sont mis en cause dans les accidents survenus en raison de l’inobservation du code de la route et des règles de sécurité les plus élémentaires.
Les piétons ont une part de responsabilité dans les accidents de la route en zone urbaine, a-t-il ajouté, indiquant que près de 25% des accidents surviennent en raison de l’inconscience ou du manque d’attention de cette catégorie d’usagers de la chaussée publique.
Ce dernier a admis que la tendance des accidents est à la baisse en comparaison au bilan de la même période de 2021. Mais il ne s’est pas empêché de lâcher : «nous faisons face à une délinquance routière qui nécessité une force de dissuasion plus présente sur le terrain».
Quant au représentant de la gendarmerie national, il a affirmé que «les accidents de la route enregistrés jusqu’ici sur tout le territoire nationale depuis le début de l’année courante sont moins nombreux en comparaison avec les chiffres de la même période de 2021 soit une baisse de près de 5,5%. Il a cependant reconnu que les efforts de sensibilisation et de prévention «restent insuffisants». Moncef Abdelhakim a indiqué que la DNSR suit de près le phénomène. «Pour y remédier il va falloir une plus large concertation entre toutes les parties prenantes. La DNSR s’atèle à travailler sur de nouveaux textes de loi sur la sécurité routière», a-t-il conclu en lançant un appel au «civisme des automobilistes». n