L’Algérie s’est fixée l’objectif d’atteindre l’autosuffisance alimentaire pour assurer sa sécurité alimentaire qui relève, de nos jours, de la souveraineté nationale. « Toutes les instructions du Président de la République tendent vers l’objectif d’assurer la sécurité alimentaire, il s’agit d’une priorité », a indiqué hier le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Mohamed Abdelhafid Henni.
S’exprimant sur les ondes de la Chaîne III, le ministre a expliqué que la sécurité alimentaire repose sur plusieurs ministères. « Le ministère de l’Agriculture n’est pas acteur unique dans le dispositif lié à la sécurité alimentaire », dit M. Henni, qui a cité celui de l’Energie pour l’électrification des exploitations agricoles, des Ressources pour la sécurité hydrique, de la Formation et l’enseignement professionnels pour la formation des futurs cadres pour la transition intergénérationnelle, celui de l’Intérieur, pour la localisation et la géolocalisation des parcelles et superficies des productions agricoles.
L’Algérie, poursuit le premier responsable du secteur, est en mesure d’atteindre l’autosuffisance totale en production de céréales en dépit de la limite hydrique. « Nous avons tous les moyens nécessaires pour atteindre cet objectif », a-t-il soutenu, « qu’il s’agisse de foncier agricole, des ressources hydriques, des semences, des compétences humaines ou des structures organisationnelles, à l’instar de l’Office algérien interprofessionnel des céréales ». En effet, pour le ministre, la solution réside dans l’agriculture saharienne. Il table sur des niveaux de production à même d’atteindre l’autosuffisance en céréales, en particulier le blé tendre.
« Nous savons depuis toujours que l’Algérie est un pays aride et semi-aride, mais la solution réside dans l’agriculture saharienne ». Il s’agit de procéder à une extension des superficies agricoles et de mobiliser la ressource hydrique et les semences nécessaires ainsi que la ressource humaine, notamment celles issues des instituts supérieurs d’agronomie, sachant que le ministère a annoncé l’ouverture de deux écoles nationales supérieures d’agronomie saharienne à Adrar et El Oued, qui auront pour mission d’assurer la formation supérieure, la recherche scientifique et le développement technologique dans les différentes spécialités de l’aménagement hydro agricole et phytopathologique. Le ministre a souligné, que la production de blé dur et tendre n’est pas à négliger au Sahara, d’autant, a-t-il insisté, que « le pays réunit les facteurs pour la promotion de l’agriculture saharienne. Il souligne dans ce sillage tout l’intérêt porté par des investisseurs nationaux, mais également étrangers.
En effet, l’exploitation des terres agricoles sous forme de concessions est désormais possible pour ces investisseurs. Des concessions de quarante ans renouvelables pour des investissements de long terme. Il a rappelé, également, la mise à disposition des futures exploitations agricoles du Sud, un réseau de transport, le développement des chemins de fer pour le transport des céréales et de toutes les productions alimentaires. Le ministère de l’Agriculture, a annoncé M. Henni, est en train de préparer un nouveau plan de développement de l’agriculture qui permettra d’asseoir une véritable politique de développement de l’agriculture.
Dans un autre contexte, Abdelhafid Henni a indiqué que l’objectif de l’Office national interprofessionnel du lait (Onil) est de rééquilibrer et satisfaire les besoins du consommateur et de relancer l’élevage et la traçabilité du cheptel.