Depuis près de 4 mois qu’il est en préparation, le protocole sanitaire dédié aux agences de voyage, aux opérateurs touristiques, aux infrastructures hôtelières et aux chambres et coopératives artisanales est enfin validé. Surtout, rappelle-t-on, que les plages seront recouvertes officiellement samedi prochain. D’ailleurs, ce protocole, d’après le ministère du Tourisme, de l’Artisanat et du Travail familial, sera appliqué par les parties concernées à partir du 15 août.
Ce protocole englobe une série de mesures de prévention et de protection contre le coronavirus au niveau des agences de voyages, des hôtels, des stations thermales, des restaurants, des sites touristiques et dans les transports touristiques, avec le port obligatoire des masques et la distanciation sociale, notamment. Le nettoyage et la stérilisation des espaces et des équipements doivent se faire automatiquement et le paiement ainsi que les réservations doivent se faire, de préférence, en ligne. La Wilaya d’Alger, en prévision de la réouverture des plages, a également publié un protocole sanitaire en faveur des estivants comme des hôteliers, où il est notamment interdit aux infrastructures hôtelières d’abriter les fêtes de mariages ou autres genres de célébrations.
Bien que ce protocole sanitaire soit favorablement accueilli par les agences de voyages, la plupart d’entre elles estiment qu’il ne va pas booster leurs activités. «Il est validé mais la saison estivale tire à sa fin. Il nous ne reste que 15 jours, que peut-on faire faire dans ce laps de temps ? Et surtout, avec quel argent ? Pour la commercialisation de nos produits, un certain capital est nécessaire. Mais la plupart de ces agences, soit déjà fermées soit en faillite, n’ont plus de capital», expliquent des opérateurs du tourisme. C’est pour cette raison, poursuivent-ils, que nous avions demandé des crédits bancaires sans taux d’intérêt. «Ces crédits vont nous permettre de payer nos loyers et rouvrir nos agences et relancer nos activités. Nous devons avancer de l’argent aux hôtels, aux transporteurs… eux aussi sont dans une situation financière difficile et il est normal qu’ils exigent cela de nous», explique-t-ils.
Avec l’annulation de l’interdiction de la circulation inter-wilayas, certaines agences ont commencé à élaborer des programmes de séjours à l’intérieur du pays après avoir effectué un sondage en ligne sur les préférences des touristes nationaux en ce temps de crise sanitaire.
La région est du pays est la plus demandée selon ce sondage, Jijel, Annaba et Béjaïa. Des opérateurs, très peu nombreux pour l’instant, proposent des séjours d’une semaine à l’est du pays et à Oran. Comme la région centre est pratiquement boudée par les estivants, toujours selon ce sondage, les destinations habituelles, comme Tipasa, ne comptent pas parmi les destinations proposées. «La saison estivale étant compromise, on n’espère pas gagner beaucoup d’argent. Le but, pour nous, c’est d’en gagner suffisamment pour payer nos factures, l’internet notamment coupé depuis plusieurs semaines, et surtout, le loyer.
La seule chose qui pourrait nous sauver, c’est peut-être les fêtes de fin d’année», soulignent-ils.