Au plus haut niveau rien n’est facile. L’exigence est permanente et il faut se battre pour sa place à chaque match. Riyad Mahrez le sait pertinemment pour avoir été soumis à une lutte intense pour les places au sein de Manchester City. Et ce depuis qu’il y a signé en juillet 2018. Pour la nouvelle saison, la donne ne change pas. En plus de la densité du groupe, notamment dans le secteur offensif, il devra composer avec la CAN-2021 qui interviendra à la mi-saison. A partir de là, faire partie des plans pérennes de l’entraîneur Pep Guardiola n’est pas tâche facile. Décryptage.

Par Mohamed Touileb
Comme chaque année, Manchester City ne s’est pas empêché de se renforcer. Il y a eu l’achat record de Jack Grealish pour 100 millions de Livres sterling. Une arrivée qui laisse le compartiment offensif toujours pléthorique. La nouvelle recrue devrait jouer sur le côté droit de l’attaque. Phil Foden, que Pep Guardiola aime particulièrement, glissera sur la droite et viendra inévitablement contrarier Riyad Mahrez. Depuis qu’il a rejoint les « Skyblues » en juillet 2018, Mahrez a dû batailler pour s’imposer et gagner du temps de jeu dans une équipe ultra-concurrentielle. La saison écoulée, il a pu prendre part aux matchs importants et décisifs inscrivant 14 buts et 9 passes décisives en 46 apparitions. Ainsi, il avait souvent bien rendu la confiance de son entraîneur. Et ce, même si l’effectif des Citizens regorgent d’éléments de qualité comme les Foden (16 buts et 10 passes D en 50 apparitions en 2020-2021), Bernardo Silva ou encore Ferran Torres qui peuvent tous évoluer dans la zone du Fennec.

Avec les retours, la concurrence sera plus dense !
Pour cet exercice, l’international algérien a commencé titulaire lors des deux premiers matchs officiels à savoir le Community Shield contre Leicester City et l’ouverture du parcours en Premier League chez Tottenham. Et contrairement à son rendement qui était bon lors des trois matchs de préparation (3 buts et 2 offrandes) le Vert ne s’est pas franchement montré inspiré.
Mahrez n’a clairement pas profité de l’absence des De Bruyne et Foden, son nouveau concurrent principal, qui n’ont pas toujours joué depuis l’EURO-2020. Ne pas avoir marqué des points pourrait lui faire perdre du crédit aux yeux de son coach qui, pour des logiques de concurrence, maintiendra les joueurs les plus influents sur le score. Pour ne rien arranger, les Mancuniens ont été défaits deux fois perdant le premier trophée contres les « Foxes » et trois points d’emblée en championnat face aux « Spurs ».
Quant au large succès (4-0) de samedi dernier contre Norwich, le Dz a été laissé sur le banc jusqu’à la 75e minute voyant les Torres, Bernardo Silva et même Sterling s’illustrer. Même s’il n’a eu qu’un quart d’heure à se mettre sous la dent, il a pu compléter la «manita» 8 minutes après son entrée en jeu. C’était la seule satisfaction sur le plan personnel sur les deux dernières semaines.

Les turbulences de l’escale camerounaise
Par ailleurs, Mahrez aura la CAN-2021 (09 janvier – 06 février) à disputer avec l’équipe nationale. En club, il va rater une période charnière de la saison qu’est le Boxing Day. Si les protégés de Guardiola tournent bien et efficacement en son absence sur cette période, son intégration à son retour serait difficile.
Pour toutes ses raisons, le capitaine de l’EN devra augmenter son capital au maximum pour prouver à son coach qu’il est bien supérieur aux autres coéquipiers. Lors de la séquence écoulée, il s’en était bien sorti. Notamment en Ligue des Champions UEFA où il a clairement fait pencher la balance en faveur des siens lors de la phase à élimination directe avant de perdre la finale contre Chelsea.
Encore une fois, exigence de haut niveau oblige, Mahrez devra sortir le grand jeu pour s’imposer dans un club qui a des objectifs majeurs. La lutte pour les places s’annonce âpre. Une arrivée de Robert Lewandowsi ou Harry Kane, qui serait le plus proche selon les infos mercato, devant ne fera que densifier la concurrence.