Le ministre des Mines se déplacera dimanche et lundi prochains dans les wilayas de Tamanrasset et Illizi pour une visite de travail avec les walis de ces régions et convenir avec eux des facilitations devant être accordées aux jeunes intéressés de travailler dans le secteur minier.

Ce déplacement de Mohamed Arkab dans le Grand Sud algérien intervient après la décision du gouvernement de relancer en Conseil des ministres l’activité aurifère minière artisanale dans cette partie du territoire national. Un secteur auquel seront associées de très petites entreprises conduites par des jeunes des régions qu’il visitera la semaine prochaine.
Selon le ministre, son département travaille depuis trois mois déjà à la mise en place
d’un tissu entrepreneurial composé de 95 micro-entreprises dans l’exploitation aurifère dans les régions d’Illizi et de Tamanrasset «au profit de 1500 jeunes», précise-t-il dans une déclaration à l’APS.
M. Arkab a fait savoir que l’opération de lancement ces micro-entreprises d’orpaillage s’adosse à un cahier des charges élaboré avec le ministre délégué chargé des Micro-entreprises. Ce document de travail interdit aux jeunes concernés d’utiliser les produits chimiques nocifs à la santé et à l’environnement. Ainsi que de se livrer au concassage des roches aurifères. Leur activité se limitera, selon le cahier des charges, à la collecte des roches sédimentaires contenant de l’or, à remettre à l’Entreprise d’exploitation des mines d’or (ENOR).
Selon l’APS, des experts de l’Agence nationale des activités minières (ANAM) ont récemment effectué, en compagnie de spécialistes du service de la cartographie minière et géologique, une opération de prospection pour déterminer les régions où de l’or avait été découvert. La même source affirme que cette mission a permis de recenser jusqu’à présent 95 périmètres allant de 6 à 400 hectares. Dimanche et lundi prochains, Mohamed Arkab se rendra à Tamanrasset et Illizi en compagnie du ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels et du ministre délégué chargé des Micro-entreprises, deux responsables également concernés par l’opération.
Pour son secteur, le constat général est que l’Algérie accuse un «grand retard» en matière d’exploitation, une situation qui impose au pays l’importation de 31 matières destinées à l’industrie manufacturière et qui existent pourtant dans le sous-sol national. Pour mettre fin à ce paradoxe, il est prévu, selon le ministre des Mines, d’actualiser la loi minière en vigueur.
Il s’agit de la rendre «plus attractive pour les investissements» en même temps que de «développer la cartographie minière» et lancer de «nouvelles stratégies» pour un «réexamen des mines disponibles» par de nouvelles technologies d’exploration et d’exploitation.
L’objectif est d’augmenter rapidement la production des matières premières pour couvrir les besoins du marché national, réduire leur importation et lancer les activités de transformation de ces matières, a plusieurs fois souligné le ministre des Mines.
En ce qui concerne la production aurifère, les performances sont faibles, en effet, la production nationale d’or ne dépassant pas les 58 kg en 2020, alors que le stock estimé de ce métal précieux dépasse actuellement les 121 tonnes, a indiqué M. Arkab.
La moyenne de production d’or en Algérie, a-t-il encore indiqué, est estimée à 60 kg/an, ajoutant que son secteur compte relancer l’activité aurifère minière et artisanale dans le Grand Sud pour augmenter la production à 240 kg/an dans une première étape.