L’Agence nationale des activités minières (Anam) a mis hier en adjudication pour la seconde et dernière fois de l’année 2017 dix-huit sites miniers de calcaire, argile, gypse et tuf. De ce lot, douze sites ont trouvé preneurs pour un montant global de 249,4 millions de dinars. Les six autres n’ont reçu aucune offre. Les douze titres attribués concernent sept sites de calcaire dans les wilayas d’Adrar (4 sites), Illizi (1 site), Laghouat (1 site), Mila (1 site), trois sites d’argile dans les wilayas de Batna (1 site), Chlef (1 site) et El Bayadh (1 site), ainsi qu’un site de gypse dans la wilaya de Batna et un autre site de tuf dans la wilaya d’El Oued.

L’offre financière la plus importante a atteint 110 millions de dinars pour un gisement de calcaire à Mila, alors que l`offre la plus faible a été d`un montant de 3,25 millions de dinars pour un gisement de calcaire à Adrar. Cet appel d`offres a porté sur dix sites de calcaire destinés à la production de granulats et de sable concassé, six sites d’argile et un site de tuf pour les travaux publics, et un autre site de gypse pour la production de plâtre.
La première adjudication a été effectuée en mai dernier et permis d’attribuer dix-huit sites miniers pour exploration (sur un total de 22 sites) pour un montant de 263,5 millions de dinars Au titre de l’année 2017, l’Anam a ainsi attribué un total de 30 sites miniers pour un montant global de 513 millions de dinars , contre 58 sites miniers (quatre adjudications) pour un montant global de 2 milliards de dinars en 2016. Pour l’exercice 2018, il est prévu de mettre en adjudication des sites situés dans le Grand sud du pays et concernent des substances minérales nouvelles telles que les métaux précieux, les argiles nobles et le talque, jusque-là importés par l’Algérie.
Pour rappel, l’Algérie possède des ressources minières importantes mais insuffisamment exploitées, dont le phosphate, le fer, le plomb, le zinc, l’or, la baryte, l’argile bentonite et les pierres ornementales. C’est à ce titre qu’il a été décidé en 2017 de relancer la prospection et l’exploitation de ce type de matériaux et de leur valorisation localement. A titre d’exemple, pour développer la transformation du phosphate, le gouvernement a validé, en janvier 2017, quatre projets dans le cadre de l`encouragement de l’industrie de transformation. Il s`agit de deux projets implantés à Souk Ahras pour la production de l`acide phosphorique, d’un projet à Tebessa pour l`exploitation de la nouvelle mine de phosphate de Bled El Hadba.
Ces projets s`ajoutent à d`autres comme ceux de la manganèse de Guettera (Béchar), la baryte de Draïssa (Béchar), la bentonite de Tlemcen ainsi que la réouverture des mines du zinc à Chabet El-Hamra (Mascara) et la baryte d`Ichemloul (Batna).
L’exploitation et la valorisation du gisement de fer de Gara Djebilet (Tindouf) constitue, quant à lui, un autre projet phare qui attend sa réalisation. Les études de faisabilité pour la valorisation de ce méga projet, pénalisées auparavant par des difficultés techniques qui rendaient son exploitation peu rentable, ont été lancés en 2016 après la réussite d`une première étude technique permettant le traitement du minerai. La concrétisation de ce projet est prévue en 2018 avec des partenaires étrangers. Il existe également à Annaba un autre projet de transformation de l’ammoniac en mélamine, une résine très utilisée dans le secteur de l`aéronautique.