Par Kahina Sidhoum
Les entreprises industrielles publiques seront soumises à des «contrats de performance», a déclaré hier le ministre de l’Industrie. Dans une intervention à la rencontre gouvernement-Walis, Ahmed Zaghdar a ajouté que ces entreprises devront s’engager dans des logiques d’«obligation de résultats» pour sortir des difficultés dans lesquelles elles se débattent et justifient l’appui financier que leur accorde l’Etat, une source d’aide que le recul des recettes pétrolières rend de moins en moins évidente.
Le ministre a fait constater que «le secteur industriel public fait face, dans le contexte économique actuel, à de nombreuses difficultés, d’où la nécessité d’une révision de ses mécanismes en vue d’activer son rôle dans l’économie». Outre l’obligation de résultats et de performances – une exigence difficile à obtenir au sein d’entités industrielles publiques n’ayant pas pour certaines les moyens de s’approvisionner en intrants et autres matières premières, une question qui ne manquera de faire à nouveau débat – M. Zaghdar a évoqué le renforcement des conseils d’administration de compétences pluridisciplinaires et la nécessité d’accorder davantage de flexibilité aux responsables dans la gestion des entreprises publiques économiques tout en libérant l’esprit d’initiative. Comment et pour quels marchés ? En attendant une réponse à ces actions, le ministre rassure ! Les entreprises publiques et unités en arrêt sont en cours de relance, a-t-il affirmé ; ajoutant que les sociétés sous séquestre seront vite récupérées pour qu’elles puissent reprendre leurs activités dans les plus brefs délais.
En matière d’aide à l’investissement et de promotion de l’exportation des produits industriels, le ministre a laissé entendre que l’avant-projet de la nouvelle loi pour la promotion de l’investissement apportera des solutions. Le texte, a-t-il dit, reposera sur la concrétisation de la liberté d’investissement, la simplification des procédures administratives, la facilitation de la création des entreprises, la garantie de la stabilité juridique. Il inclura également la révision des missions et l’organisation de L’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI) pour attirer et orienter les investissements nationaux et étrangers en sus de la réforme de son guichet unique pour fournir des services plus efficaces aux investisseurs. En ce qui concerne le foncier industriel, le ministre a affirmé que son département œuvrait à l’augmentation du niveau d’offre du foncier industriel à travers l’accélération de l’achèvement des travaux d’aménagement du programme des 50 nouvelles zones industrielles à travers le pays et la réalisation de nouvelles zones industrielles dans les Hauts Plateaux et le Sud. Son ministère travaille également, a-t-il souligné, à l’introduction de modifications juridiques afin de lever les obstacles d’accès aux terrains. n