Partie prenante du Plan de relance économique, mis en place par les pouvoirs publics, le secteur des transports est appelé à se redéployer en adoptant une stratégie axée sur la rentabilité et des prestations de qualité.

C’est dans cette nouvelle approche socio-économique que le Conseil des ministres a abordé, dimanche, le devenir du transport terrestre, maritime et aérien. A l’occasion, le président de la République a demandé de soumettre à nouveau les dossiers de ces trois branches, un par un, au Conseil des ministres à partir de sa prochaine réunion, indique un communiqué de la Présidence.
En attendant, Abdelamdjid Tebboune a donné des instructions qui s’inscrivent en droite ligne avec son discours d’ouverture et les travaux qui ont marqué la toute récente conférence nationale sur le Plan de relance économique.
Dans le cas du transport terrestre, notamment ferroviaire, il a appelé à «l’introduction et l’utilisation du gaz liquéfié et l’électrification des trains» et à «cesser toute acquisition de locomotives fonctionnant au gasoil», lit-on sur le communiqué. Le premier responsable du pays a émis cette exigence six jours après avoir déclaré qu’à partir de 2021, «il est interdit d’importer ne serait-ce qu’un litre de carburant». Lors du même discours d’ouverture, M. Tebboune a même souligné avoir donné des instructions en ce sens à Sonatrach.
Toujours dans le cadre du transport ferroviaire, la priorité à un développement qui engloberait les quatre coins du pays a été de nouveau soulignée. «Accorder la priorité au développement du rail pour englober les quatre coins du pays jusqu’à Tamanrasset et au-delà, Adrar et au-delà», fait savoir, en effet, la même source, avant de préciser que cette priorité s’impose dans la perspective de la réalisation et de la mise en service du Port-centre d’El Hamdania, «à même d’alléger la surcharge sur le trafic routier et baisser les coûts de transport des marchandises et des personnes». Le Président Tebboune a ordonné, à ce sujet, d’intensifier les contacts avec le partenaire chinois et de soumettre une nouvelle fois et prochainement le dossier devant le Conseil des ministres.
Concernant le transport aérien, l’idée de la diversification des compagnies aériennes fait son chemin. Moins d’une semaine après avoir déclaré qu’il n’avait «aucune objection» à la création de compagnies aériennes, et même maritimes, par des investisseurs privés, le président de la République a appelé à «reconsidérer de manière globale le transport aérien et aller, si le besoin se fera sentir, à la création d’une compagnie aérienne nationale supplémentaire pour répondre à la demande, à travers une meilleure exploitation des aéroports intérieurs pour une rentabilité acceptable, et l’ouverture de nouvelles lignes internationales en vue de hisser les capacités de transport aérien national», poursuit la même source.
Quant au transport maritime, les instructions ont porté sur «l’amélioration de la gestion des ports, l’ouverture de terminaux maritimes, la consolidation de l’actuel flotte maritime pour mettre un terme à la saignée des devises du fait des coûts élevés du fret, sachant que l’actuelle flotte ne couvre que 3% des marchandises importées», lit-on sur le même document.
Ainsi donc, les orientations du dernier Conseil des ministres viennent consolider les recommandations faites au profit du secteur des transports lors de la Conférence nationale sur le Plan de relance économique, mardi et mercredi derniers. Un rendez-vous qui a servi aux participants à l’atelier sur le secteur d’insister sur l’impératif de renforcer la flotte de navigation nationale en optant notamment par la création de compagnies aériennes low-cost et le développement les liaisons.
Lors du même atelier, il a également recommandé le renforcement du développement du transport ferroviaire eu égard à ses avantages, tels que le coût réduit, la préservation de l’environnement et la réduction de la pression sur les routes.
Concernant le transport maritime, les intervenants ont insisté sur l’impératif pour la flotte nationale de jouer un rôle plus important dans le marché du commerce extérieur, appelant à la libération de cette activité et son ouverture, notamment au secteur privé national. <