Plus d’une semaine après la fin de fonction du directeur général de l’ADS, Lakhelef Messaoud, l’institution sociale relevant du secteur de la solidarité nationale peine à retrouver ses marques.

Les vestiges et les séquelles de la mauvaise gestion de l’ancien DG, ainsi que le personnel qui en était la cause, demeurent sur les lieux. La transition risque de prendre encore quelque temps, nous dit-on. Selon nos sources, le ministère de la Solidarité nationale a décidé de prendre les devants en épluchant les dossiers des personnels, notamment ceux des cadres injustement écartés de la gestion. La ministre de la Solidarité nationale a décidé de superviser personnellement le choix et l’installation de la nouvelle équipe qui sera chargée de présider aux destinées de cette agence. C’est le secrétaire général du ministère, en étroite collaboration avec le nouveau directeur général de l’ADS, qui pilote cette opération, croit-on savoir. L’idée étant de parvenir à reconstituer l’ancienne équipe qui avait entamé, au début de l’année 2014, conjointement avec le ministère des Finances, un plan d’action pour redynamiser les programmes et dispositifs de l’agence. Parmi les actions entamées, l’assainissement des dispositifs de l’emploi, ainsi que ceux de l’allocation forfaitaire de solidarité (AFS), ainsi que le programme de développement communautaire (Dév Com). Trois années se sont écoulées et le ministère des Finances a constaté un net recul dans la gestion de ces programmes et dispositifs et un retard incommensurable dans l’assainissement de ces derniers. « Le plan d’action a été purement et simplement occulté sciemment par l’ex-directeur général. Il était guidé par ses deux complices et amis qui avaient mené un travail de sape lors du passage de l’ancienne ministre Bendjaballah. C’était une véritable mafia tapie dans l’ombre. Ils avaient fait circuler de faux rapports sur la gestion de l’ancien directeur général Rachedi et avaient poussé certains DASS à mener une insurrection interne et fait de fausses déclarations au sujet des alimentations des comptes, les notifications… Tout cela pour que cet ancien inspecteur central devienne Directeur général de l’ADS. Un poste qu’il a toujours convoité », nous confient des cadres bien au fait de la situation de cette agence. Aujourd’hui, la ministre de la Solidarité nationale compte bien mener à terme cette opération et réussir à reconstituer une équipe chevronnée et soudée, afin de sauver l’institution. Car l’institution est réellement menacée. « Ce n’est pas n’importe qui qui peut gérer l’ADS. Même avec des compétences avérées, seuls des cadres qui connaissent ses rouages et ses secrets peuvent le faire. Nous avons vu ce que cette équipe a produit comme dysfonctionnements et revers. Les cadres de l’institution doivent être associés à cette opération si l’on veut éviter le chaos. Nous saluons déjà le bon sens de Madame la ministre qui a sauvé in extremis les meubles et nous lui apportons notre pleine contribution », note-t-on.