Invité hier de l’émission matinale de la Chaîne I, de la Radio nationale, le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi a saisi l’occasion pour rappeler les grandes lignes de la politique mise place dans le contexte de restrictions budgétaires.

Il s’agit de veiller, a-t-il précisé, à améliorer la qualité de l’action culturelle tout en y associant l’apport du secteur privé. En effet, expliquant que son secteur travaille « depuis un certain temps à la réforme du système de la culture (…) c’est-à-dire réformer les structures et les institutions, d’une part, et les programmes, d’autre part ». Le ministre a notamment expliqué l’objectif derrière l’une des actions les plus importantes, la fusion de différentes institutions culturelles dépendant du ministère. « Beaucoup de nos instituions ont besoin d’être revues, restructurées », selon M. Mihoubi. « Concrètement, nous avons constaté que plusieurs institutions avaient les mêmes missions, ce qui nous conduit à les fusionner en des structures uniques, à l’image de ce qui a été fait pour l’Opéra d’Alger ou l’Office Riadh-El Feth », ajoute-t-il, soulignant ainsi que la gestion d’un nombre moins important d’institutions était un moyen d’arriver à un « rendu de meilleure qualité ». C’est aussi une solution pour mieux « accompagner et superviser leurs actions », dit encore le ministre qui a précisé que cette politique est déjà effective : « Nous avons commencé avec l’Opéra d’Alger qui accueille maintenant l’Orchestre symphonique national, le Ballet national et la troupe de musique andalouse (…) C’est aujourd’hui une seule institution en cours de formation avec la rédaction des textes d’application ». Il est revenu sur la situation de l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) devant être intégré à l’Office Riad El Feth.
Le ministre a fait savoir, hier, que ce rapprochement entre l’Oref et l’AARC est « en cours » et donnera prochainement naissance à une nouvelle institution intitulée « l’Office Riad El Feth pour le rayonnement culturel », devant assurer la gestion classique du complexe ainsi que le rayonnement culturel au niveau national et international. Il appelle par ailleurs les entreprises privées à investir dans le secteur de la culture, notamment « dans le cinéma, le théâtre ou encore en proposant des projets de gestion de sites historiques » en garantissant toutefois, ajoute le ministre, « la conservation de leur statut et de leur intégrité ».
Azzedine Mihoubi a ainsi fait savoir hier, sans pour autant donner le nom du site historique en question, « avoir reçu une proposition d’une entreprise d’un pays arabe spécialisée dans la gestion des sites historiques ainsi que dans la restauration et la mise en valeur de leurs aspects économiques ». Par ailleurs, et toujours à propos de la protection du patrimoine, le ministre a fait savoir que durant sa récente participation au sommet d’Abou Dhabi, où la question de la protection des œuvres relevant du patrimoine mondial en zones de conflit a été « longuement » discutée, l’Algérie est considérée par les participants « comme l’une des zone sûres où des pièces historiques pourraient éventuellement être sécurisées ».